la loi alur aux oubliettes, cécile duflot dénonce un déni de démocratie
la loi alur aux oubliettes, cécile duflot dénonce un déni de démocratie © reuters

Au lendemain du premier meeting de campagne de Nicolas Sarkozy pour la présidence de l'UMP, la députée écologiste Cécile Duflot ne comprend pas pourquoi l'ancien Président est désormais favorable à l'exploitation du gaz de schiste en France.

L'ancienne ministre du Logement trouve "consternant" le revirement de Nicolas Sarkozy sur le gaz de schiste. C'est sous son quinquennat, en juillet 2011, qu'une loi avait été votée pour interdire la fracturation hydraulique en France, avec le soutien des UMP Nathalie Kosciuscko-Morizet et Christian Jacob. Le texte avait été applaudi également par Europe Ecologie - Les Verts, la formation de Cécile Dufllot.

Tous craignaient les risques de pollution des nappes phréatiques ou des émissions de gaz à effet de serre engendrées par la fracturation hydraulique. Cette technique consiste à injecter de l'eau à forte pression, associée à des produits chimiques, pour briser des roches et ainsi faire remonter à la surface le gaz de schiste qui est stocké à de très grandes profondeurs.

Mais trois ans après la promulgation de cette loi interdisant la fracturation hydraulique, Nicolas Sarkozy dit ne pas pouvoir "accepter que les États-Unis soient devenus du point de vue de l'énergie indépendants grâce au gaz de schiste et que la France ne puisse pas profiter de cette nouvelle énergie alors que le chômage ravage tant de nos territoires et tant de nos familles".

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Avoir un ancien Président qui veut faire une vieille politique, c'est assez détestable

Exploiter le gaz de schiste, dangereux pour la France ?

Si la députée écologiste Cécile Duflot dénonce la nouvelle position de Nicolas Sarkozy, c'est parce qu'elle estime qu'exploiter le gaz de schiste est "potentiellement dangereux pour la France, un pays à forte densité de population". L'ancienne ministre évoque également un péril pour l'agriculture, l'alimentation et l'eau potable. Pour Cécile Duflot, la modernité consisterait à investir dans la transition énergétique, les énergies renouvelables, la recherche et les nouvelles technologies.

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