[scald=84829:sdl_editor_representation]BEGLES, Gironde (Reuters) - Les écologistes vont désormais protéger leur candidate à la présidentielle Eva Joly face à ceux qui veulent en faire un "punching-ball du débat politique" en jouant sur son inexpérience politique, a déclaré Cécile Duflot.

Face aux sondages qui ne décollent pas et aux interrogations de certains militants, la secrétaire nationale d'Europe Ecologie -Les Verts (EELV) estime qu'il faut désormais "passer en mode blindé, être moins naïf".

"On a tiré les leçons d'une première période où on a vu qu'il y avait une sorte de jeu qui consistait à fragiliser Eva Joly", a-t-elle dit lors d'une rencontre avec les journalistes en compagnie du député-maire de Bègles Noël Mamère.

"Je m'y refuse, parce qu'elle a un parcours très différent de ceux qui ont le cuir tanné par l'habitude de la politique et la grande capacité à ne rien dire, qu'elle ose d'avantage et nous avons le devoir de protéger notre candidate et de faire corps avec elle", a assuré Cécile Duflot.

La responsable du parti ne doute pas que les racines norvégiennes d'Eva Joly jouent un rôle dans le traitement dont l'ancienne juge d'instruction est selon elle la victime.

"On va tous s'engager pour faire campagne partout de manière collective mais aussi pour protéger Eva Joly de ceux et celles qui ont décidé d'en faire une sorte de victime expiatoire du débat sur l'identité nationale", a-t-elle dit.

Dès lors, les cadres du parti, Noël Mamère, Dominique Voynet, José Bové et Daniel Cohn-Bendit, notamment, vont se lancer dans une campagne plus active.

Cécile Duflot s'est déclarée confiante dans la possibilité d'appliquer l'accord EELV-PS sur la réduction de la part du nucléaire dans la production d'électricité en France malgré les remises en cause régulières dans l'entourage du candidat socialiste François Hollande.

"Un accord est fait pour être appliqué, a-t-elle dit. En cas de victoire, on aura un grand débat sur la stratégie énergétique et c'est déjà un premier succès, et nous comptons bien peser dans ce débat."

Cécile Duflot a balayé les déclarations de Bernard Cazeneuve, l'un des porte-parole de François Hollande, qui a déclaré mardi à Reuters que le candidat socialiste "prendrait dans cet accord (PS-EELV) ce qui lui paraissait, à lui futur président de la République potentiel, comme devant relever des priorités de son programme" et que "seul l'engagement de fermer (la centrale de) Fessenheim avait été pris".

Ce que dit le député-maire de Cherbourg "n'est pas un élément déterminant", a-t-elle dit.

Claude Canellas

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