Le candidat malheureux à l'investiture LREM, Cédric Villani, va finalement bien être candidat dissident à Paris, en face de Benjamin Griveaux, désigné candidat officiel de LREM.

Cédric Villani en meeting à Paris le 4 juillet dernier
Cédric Villani en meeting à Paris le 4 juillet dernier © AFP / Karine Pierre / Hans Lucas

Cédric Villani va se porter candidat à la mairie de Paris, nous a annoncé son entourage mercredi après-midi. Le candidat malheureux à l'investiture LREM refuse donc la main tendue par Benjamin Griveaux, le candidat investi par LREM.

Cédric Villani annoncera sa candidature à la mairie de Paris le 4 septembre prochain. Le député de Paris n'a pas digéré d'avoir été (pense-t-il) "instrumentalisé" par le Président de la République. Emmanuel Macron n’aurait vu dans le mathématicien que le faire-valoir d’un Benjamin Griveaux dont l’investiture était déjà écrite en haut-lieu.

A l'heure où le candidat officiel de LREM peine à asseoir une campagne mal engagée. L'affaire des noms d'oiseaux dont Benjamin Griveaux affublait ses concurrents revélée par le journal Le Point lui colle encore à la peau, en plus du procès en arrogance toujours tenace dans la presse... Ses proches en conviennent : "il est dans la lessiveuse, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas...".  

Benjamin Griveaux ironise...

En face, Gaspard Gantzer comme Pierre-Yves Bournazel (Agir), pourtant concurrents, affichent une très grande bienveillance à l'égard de Cédric Villani. D'où cette hypothèse : Cédric Villani pourrait-il devenir le candidat de secours pour ravir Paris à Anne Hidalgo ?

Contacté par France Inter, Benjamin Griveaux refuse pour l'heure de réagir en attendant l'annonce officielle du 4 septembre. Il ironise : 

"Vous voulez que je réagisse au nouveau soutien que j'ai avec Delphine Bürkli? 

Depuis la décision de la Commission nationale d'investiture du parti LREM, dont les membres ont choisi à l'unanimité l'ancien porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux pour mener la bataille à Paris, Cédric Villani n'a eu de cesse de dénoncer une procédure "viciée". Dans un souci d'apaisement, Benjamin Griveaux lui avait proposé de "co-piloter" la campagne du parti présidentiel, dans une lettre adressée la semaine dernière. Une offre qui, jusqu'ici, restait sans réponse, ont indiqué mercredi à l'AFP des sources concordantes.

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