Thierry Le Paon s'en tire avec un sursis
Thierry Le Paon s'en tire avec un sursis © MaxPPP/IP3 press/Vincent Isore

La saga CGT continue ce matin. Hier, le Parlement du syndicat devait se prononcer pour ou contre la candidature de Philippe Martinez, le patron des Métallos, au poste de secrétaire général. Candidature rejetée, la crise n'est donc pas terminée.

Philippe Martinez ne va donc pas pouvoir s'installer aujourd'hui dans le bureau flambant neuf et chèrement équipé de Thierry Lepaon. La manoeuvre n'a pas fonctionné.

Thierry Lepaon, le secrétaire général démissionnaire, espérait pouvoir garder la main sur sa succession. C'est donc lui qui avait proposé Philippe Martinez pour le poste. Il a travaillé tout le week end pour trouver son dauphin et le parlement a finalement rejeté ce scénario. Pour l'emporter Philippe Martinez devait recueillir la majorité des 2/3. Il n'a obtenu que 57% des voix. C'est pas mal, mais pas assez : 41% des élus des fédérations et des territoires ont voté contre lui et l'équipe qui devait l'épauler.

Dans cet échec, ce n'est pas tant la personne de Philippe Martinez qui est en cause, car il est globalement apprécié en interne, c'est plutôt la méthode qui a été sanctionnée. Le parlement a surtout rejeté une candidature qui portait la signature de Thierry Lepaon. Pour beaucoup de militants de base, il était inconcevable que l'ancien numéro un, dont le mandat est entaché par les affaires, reste d'une façon ou d'une autre mêlé à la vie confédérale. Le vote du parlement, nouveau camouflet pour Lepaon, confirme que la CGT ne veut plus de lui.

CGT : les leaders depuis 1945
CGT : les leaders depuis 1945 © Radio France
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