L'immeuble du CSA
L'immeuble du CSA © CC h de c

Le Parlement a adopté définitivement jeudi le projet de loi sur l'indépendance de l'audiovisuel public, qui rend au CSA le pouvoir de désigner les patrons des chaînes et radios publiques.

L'ensemble de la gauche a voté pour ce texte. L'UDI et l'UMP contre.

La mesure clef de cette loi est la nomination pour cinq ans des présidents de France Télévisions, Radio France et France Médias Monde (rassemblant France 24, RFI et Monte Carlo Doualiya), par le CSA -devenu "autorité publique indépendante dotée de la personnalité morale"- et non plus par le président de la République, comme l'avait voulu Nicolas Sarkozy.

Les nominations des patrons des chaînes devraient intervenir trois à quatre mois avant la prise de fonction effective, afin de faciliter la transition entre dirigeants.

Pour le PS Michel Pouzol il y avait "une impérieuse nécessité d'en finir avec Radio Sarkozy et Télé Elysée". Le président PS de la commission des Affaires culturelles il fallait tenir l'engagement pris par François Hollande lors de la campagne présidentielle, a affirmé Patrick Bloche,

Pour l'UMP Virginie Duby-Muller, il s'agit d'une "énième loi d'affichage"qui rendra en fin de compte les nominations "moins transparentes mais pas moins politiques" notamment car "le président du CSA restera nommé par le président de la République". La député dénonce également le risque d'"une chasse aux sorcières" visant certains des présidents actuels de chaînes qui avaient été nommés par Nicolas Sarkozy.

La loi entérine aussi le maintien de la publicité en journée sur France Télévisions après 2015, contrairement à ce que prévoyait une loi votée sous la précédente législature.

Entre autres nouveautés, le CSA aura le pouvoir, encadré, de faire passer une chaîne de la TNT du payant au gratuit.

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