[scald=60467:sdl_editor_representation]BORDEAUX (Reuters) - Ségolène Royal devrait finalement avoir le champ libre pour se présenter lors des prochaines élections législatives, les instances du Parti socialiste ayant décidé de réserver la première circonscription de Charente-Maritime à une femme, au grand mécontentement du premier secrétaire de la fédération départementale.

Arrivée en quatrième position de la primaire du Parti socialiste pour choisir le candidat à la présidentielle, Ségolène Royal n'aura donc pas à passer une nouvelle fois par cet exercice.

Mercredi soir, la fédération départementale avait pourtant voté par 24 voix contre 19 une motion prévoyant que les deuxième et troisième circonscriptions de Charente-Maritime seraient réservées à des candidatures féminines mais que la première, dans laquelle le sortant Maxime Bono ne se représentera pas, serait ouverte à toutes les candidatures, ouvrant le champ à une primaire.

La commission électorale du PS en a finalement décidé autrement, ce qui a rendu furieux Olivier Forlani, qui comptait se présenter dans cette circonscription.

"Cette décision prise par quelques responsables parisiens s'essuie les pieds sur le vote du conseil fédéral, sur le vote démocratique de la fédération, et tient pour rien les militants eux-mêmes", a déclaré le premier secrétaire de la fédération départementale, joint au téléphone par Reuters.

Maxime Bono, député-maire de La Rochelle, avait lui-même proposé sa circonscription à Ségolène Royal lorsque cette dernière avait exprimé sa volonté de se présenter au prochain scrutin législatif en 2012. Il l'avait fait au nom des usages au PS qui veulent qu'à chaque fois qu'un élu masculin libère une circonscription elle soit réservée à une femme.

Olivier Forlani avait immédiatement annoncé à son tour sa candidature, l'estimant "légitime" en tant qu'élu socialiste et adjoint au maire de la Rochelle.

"La tentative de parachutage sur La Rochelle devient de plus en plus pathétique, sans gloire et sans panache", a-t-il dit à Reuters jeudi soir.

Pour devenir définitive, la décision de la commission électorale doit encore cependant être validée par le bureau national du Parti socialiste.

Claude Canellas, édité par Patrick Vignal et Bertrand Boucey

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