Le Premier ministre envisage le retour à un mode de scrutin par liste nationale à partir du scrutin de 2019. Pour ces prochaines élections européennes, l'ensemble des partis politiques sauf les Républicains, sont favorables à ce changement de mode de scrutin.

Le gouvernement va proposer le retour à un mode de scrutin par liste nationale aux prochaines élections européennes de 2019.
Le gouvernement va proposer le retour à un mode de scrutin par liste nationale aux prochaines élections européennes de 2019. © AFP / Sascha Steinach

Le gouvernent propose donc d’abandonner le système des circonscriptions multirrégionales que beaucoup estiment illisible. Le Premier ministre a reçu ce mercredi matin les différents chefs de partis politiques. 

Parmi eux, le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde a expliqué que le Premier ministre :

" a confirmé son intention de changer le mode de scrutin avec un vrai débat national et nous voulons soutenir cette démarche".

Seuls les Républicains sont opposés à ce changement de mode de scrutin qu'ils qualifient de "tripatouillage" selon les mots de leur secrétaire général.

"Tripatouillage" selon les Républicains

C'est un quasi-consensus puisque pro et anti-européens sont quasiment tous d’accord et que par conséquent, le gouvernement va donc disposer d'une majorité pour faire voter ce projet de loi qui devrait passer à l'Assemblée nationale début 2018. 

La circonscription nationale unique est en vigueur depuis les premières élections européennes de 1979. Ce mode de scrutin a été appliqué jusqu'aux européennes de 2004. 

La France est depuis divisée en huit circonscriptions. Dans le nouveau mode de scrutin, il n'existe plus qu'une seule circonscription nationale aux européennes. En revanche, le projet de loi devrait maintenir la barre existante des 5% des suffrages exprimés pour obtenir au moins un élu et les partis politiques seraient remboursés de leurs frais de campagne s'ils réalisent 3% des voix.  

"La répartition par région, c'est quelque chose qui perdait complètement les électeurs et qui n'avait pas de sens", a expliqué de son côté Eric Coquerel pour LFI.

Emmanuel Macron souhaite par ailleurs que dans ce futur projet de loi, les listes puissent être transnationales. 

Les dernières élections européennes se sont déroulées en 2014 et pour la premières fois, le Front national est arrivé en tête d'une élection française avec 24,86% des suffrages. 

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.