Trois ans après l'attentat de Charlie Hebdo et la prise d'otage de l'Hyper Cacher, le président de la République se rend ce dimanche sur les lieux touchés en janvier 2015 pour rendre hommage aux 17 victimes. Avec une grande mesure.

Les messages de soutien, des fleurs et des bougies devant les locaux de Charlie Hebdo en janvier 2015
Les messages de soutien, des fleurs et des bougies devant les locaux de Charlie Hebdo en janvier 2015 © AFP / Bertrand GUAY

Pas de discours ni aucune prise de parole. Ce dimanche, trois ans après les attentats de janvier 2015, le président de la République se rend sur les sites des différentes attaques terroristes.

Pour commémorer, à sa façon, ces événements qui ont fait 17 victimes.

Comme lors des cérémonies pour les attentats de novembre, Emmanuel Macron va se recueillir dans différents lieux : dans le XIe arrondissement dans les anciens locaux de Charlie Hebdo et le lieu, boulevard Richard Lenoir, où un policier a été tué et à l’Hyper Cacher porte de Vincennes.

Ne pas être le président des commémorations

A chaque fois, un hommage sobre : lecture des plaques commémoratives, dépôt de fleurs, minute de silence et Marseillaise… Puis Emmanuel Macron passera un moment avec des proches de victimes.

"Il ne souhaite pas davantage se mettre en scène" explique son entourage et ne sera peut-être pas présent non plus tous les ans, à part si les familles le demandent.

Car Emmanuel Macron ne veut pas être le président des commémorations. Pas question de multiplier les cérémonies. Là encore, il souhaite imposer son style : "Pour lui une commémoration doit avoir un rôle bien précis", décrypte un conseiller, "permettre de créer un lien entre les générations d’aujourd’hui et celles de demain, être une sorte de passage de témoin".

Autrement dit, tout au long du quinquennat, Emmanuel Macron ne commémorera que lorsqu’il le jugera nécessaire.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.