Le comité politique de les Républicains a tranché : à 11 jours du dépôt des parrainages, les élus de droite ont finalement choisi de se rassembler derrière François Fillon.

François Fillon arrive au siège Les Républicains pour la tenue du comité politique, le 6 mars 2017
François Fillon arrive au siège Les Républicains pour la tenue du comité politique, le 6 mars 2017 © AFP / GABRIEL BOUYS

Après le comité politique organisé lundi soir, François Fillon a remporté la manche contre son propre camp. Plus tôt dans la journée, Alain Juppé avait officiellement renoncé en expliquant, lors de sa déclaration à la presse, qu’il n'est pas assez radical pour emporter la droite.

Les élus sont coincés : ils n'ont donc qu'un seul candidat, et sont obligés - à six semaines et demies du premier tour de l'élection présidentielle - de se ranger derrière lui. Entre l'absence d'alternative et la foule au Trocadéro dimanche, le comité politique de les Républicains n'avait plus d’autres choix, à 11 petits jours du dépôt des parrainages, que de suivre le candidat désigné par les primaires de son camp, qui a d’ailleurs lancé, d’entrée de jeu :

Il est temps maintenant que chacun se reprenne!

Le Comité s'est donc réuni une heure et demie lundi soir au siège des Républicains à Paris. Et à la sortie, voici l'image d'une famille politique qui tente tant bien que mal de recoller les morceaux :

►ÉCOUTER | "Le message est clair : le débat est clos", le reportage de Sébastien Sabiron.

Quant à l'hypothèse Baroin, ils sont d'abord très peu nombreux à l'avoir imaginée et surtout, lui-même, devant ce Comité politique, n'a pas du tout cherché à se présenter comme un recours possible. Autrement dit, il n'y a pas d'autres issues. François Fillon est le seul maître à bord.

L’unité difficile

Cela risque d'être un peu difficile tout de même pour la Droite juppéiste, pour la Droite modérée, pour les Centristes de l'UDI.Voilà pourquoi, Nicolas Sarkozy - qui se rêve toujours en médiateur de sa famille politique - a invité, mercredi matin, François Fillon et Alain Juppé pour discuter.

L'image internationale de la France touchée

Vu de l'étranger, c'est un visage plutôt sombre de notre pays qui se lit dans les lignes des éditorialistes. Claude Guibal a passé en revue les éditos de différents médias à l'étranger :

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