La nouvelle direction à trois têtes doit préparer la rentrée et surtout calmer les contestataires qui ne baissent pas les bras, malgré la large adoption des nouveaux statuts.

Il y aurait-il de la contestation dans l'air à LREM
Il y aurait-il de la contestation dans l'air à LREM © Maxppp / Jean-François FREY

Le travail ne fait que commencer pour La République en marche. Jeudi, le parti a annoncé que ses nouveaux statuts avaient été validés par ses adhérents 90,2 %, ce qui met fin à la polémique interne sur le texte. Plusieurs collectifs de Marcheurs avaient fait connaître leur désaccord et la consultation a même dû être prolongée suite à une décision de justice. Mais la contestation ne s'éteint pas pour autant.

Arnaud Leroy, l'une des trois têtes de la nouvelle direction, veut évidemment minimiser l'importance de ces collectifs, et rappelle que le parti doit maintenant avancer. "On aura des discussions pour ça se passe dans la sérénité", assure-t-il. Tout en indiquant que des évaluations des représentants locaux seront rapidement lancées. "Une menace", répondent certains qui craignent d'être muselés ou éjectés.

Michel Coste, référent LREM en Ardèche, veut avant tout rétablir la communication entre la base et les responsables nationaux. "Quand certains responsables locaux écrivent au siège et attendent des mois sans avoir aucune réponse, on est à la limite du harcèlement moral. Ce n'est pas normal", lance-t-il. Il appelle la direction à ne pas oublier les valeurs qui ont fait le succès du mouvement : "la confiance dans les citoyens, la bienveillance envers les adhérents et la transparence".

Michel Coste et les autres signataires d'une tribune jeudi dans L'Opinion doivent rencontrer la direction la semaine prochaine. "Il faut que les choses aillent vite" parce que la rentrée s'annonce agitée. Il faudra alors se montrer uni et prendre le temps d'expliquer les réformes, "surtout en interne", confie-t-il.

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