[scald=94771:sdl_editor_representation]DAKAR (Reuters) - Pour la cinquième journée consécutive, la police a tiré dimanche des grenades lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour disperser des manifestants qui protestaient à Dakar contre la candidature du président sortant Abdoulaye Wade à l'élection du 26 février au Sénégal.

Des jeunes ont incendié des pneus, brisé des vitres de voitures et dressé des barricades sur des axes routiers distants de moins d'un kilomètre de la résidence présidentielle.

Plusieurs manifestants ont été blessés alors que les forces de l'ordre protégeant ce bâtiment ont riposté à l'aide de grenades lacrymogènes, de balles en caoutchouc et de pierres, rapporte un journaliste de Reuters.

Les dirigeants du Mouvement du 23-Juin (M-23), qui rassemble l'opposition politique et des organisations de la société civile, ont promis de rendre le pays ingouvernable si Abdoulaye Wade, au pouvoir depuis 2000, ne retire pas sa candidature à un troisième mandat qu'ils jugent inconstitutionnelle.

Wade, un juriste surnommé "Gorgi" (Le Vieux, en wolof), fait valoir que son premier mandat n'entre pas en ligne de compte dans la règle des deux mandats consécutifs maximum étant donné que celle-ci est entrée en vigueur en 2001.

Au moins cinq personnes ont été tuées dans les troubles qui ont suivi la validation de la candidature de Wade par le Conseil constitutionnel, le mois dernier.

Diadié Bâ, Jean-Loup Fiévet pour le service français

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