claude bartolone dit ne pas viser matignon
claude bartolone dit ne pas viser matignon © reuters

Le président de l’Assemblée nationale a remis en jeu son mandat devant les députés socialistes. Le vote formel a été remplacé par une standing ovation, le patron du groupe PS Bruno Le Roux estimant qu’il a été "un très bon président de l’Assemblée".

Claude Bartolone a beau avoir échoué à garder l’Ile-de-France à gauche, chez les députés PS il fait toujours l’unanimité. Comme il l'avait annoncé en début de campagne, et redit dimanche, le détenteur du perchoir a donc demandé ce mardi matin à son groupe de lui renouveler sa confiance. Pour Claude Bartolone, il s'agissait surtout d’asseoir sa légitimité. Une démarche sans risque. Cette confirmation avait même déjà été annoncée par le président du groupe socialiste, Bruno Le Roux.

Je ne vois pas qu'il y ait ni fronde ni mise en cause.

A droite, en revanche, les critiques sont nombreuses. Ce mardi matin, le président du groupe Les Républicains de l'Assemblée, Christian Jacob, a demandé que Claude Bartolone se présente à nouveau devant l'ensemble des députés. Demande rejetée par la majorité, où l'on s'étonne que Marc Le Fur, nettement battu dimanche en Bretagne, ne remette pas en jeu son poste de vice-président de l'Assemblée.

Petit mea culpa sur la "race blanche"

Avant cet épisode, le député LR et ancien ministre Bruno Le Maire avait dénoncé sur France 2 "une mauvaise exception française".

J'espère que ce n'est pas une gigantesque farce à nouveau. Il a été battu, il doit partir. J'ajoute que Claude Bartolone a eu pendant toute cette campagne des propos qui n'étaient pas respectueux de son adversaire. Quand on préside l'Assemblée nationale, on doit pouvoir faire un minimum de consensus.

Même tonalité, dans la matinée, sur les réseaux sociaux.

Devant les députés socialistes, Claude Bartolone est revenu sur l’une de ses attaques de campagne envers Valérie Pécresse, qu’il avait accusée de défendre "Versailles, Neuilly et la race blanche". Petite phrase très décriée.

Je reconnais que mon expression n'était pas forcément calibrée

Claude Bartolone n’a pas eu l’occasion de se défendre ce mardi pour la séance de questions au gouvernement. Il s'est rendu après le déjeuner à l'hôpital américain de Neuilly, pour des examens, alors qu'il ressentait des douleurs. Il est arrêté pour une dizaine de jours sans être hospitalisé.

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