[scald=97041:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a estimé dimanche que le Front national n'était pas un parti républicain mais un parti "nationaliste et socialiste" en soulignant ses affinités avec les thèses extrémistes et racistes, voire néo-nazies.

Ce proche de Nicolas Sarkozy est accusé par la gauche de se rapprocher lui-même de certains thèmes du Front national sur l'immigration et l'insécurité pour tenter de capter les voix du parti d'extrême-droite et répéter ainsi ce qui fut la clef du succès de l'UMP en 2007.

Sur Radio J, Claude Guéant a employé un ton très vif sur le FN, notamment à propos de l'exaltation par Marine Le Pen et son père Jean-Marie de l'écrivain Robert Brasillach, fusillé à la Libération pour collaboration avec les Nazis.

"Le masque tombe, Marine Le Pen a essayé de donner des nouvelles couleurs au Front national (...) mais de temps à autre on sent que l'armure se fend et que le naturel revient", a-t-il dit, rappelant que Marine Le Pen s'était rendue dernièrement à un bal fréquenté par les néo-nazis à Vienne.

Il remarque que la candidate d'extrême-droite manie par ailleurs des thèmes à ses yeux socialistes sur les sujets sociaux. "Ce n'est pas un parti républicain de mon point de vue, c'est un parti qui est nationaliste et socialiste", a-t-il dit.

Il a toutefois estimé que l'éventuelle exclusion de l'élection de Marine Le Pen, si elle n'obtenait pas les 500 parrainages d'élus nécessaires, serait une "anomalie".

Thierry Lévêque, édité par Benjamin Massot

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