Le président du MoDem a choisi sa page Facebook pour répondre aux attaques de Nicolas Sarkozy en dénonçant sa brutalité et sa violence qui selon lui, lui coûteront la primaire

La réponse saignante de François Bayrou aux attaques de Nicolas Sarkozy
La réponse saignante de François Bayrou aux attaques de Nicolas Sarkozy © .

Dans ce texte intitulé "Un affrontement fondateur" François Bayrou se demande "comment quelqu'un qui a été président de la République et qui aspire à le redevenir peut-il se comporter de la sorte ?" C’est à dire faire montre de "cette violence de chaque minute, lâchant des insultes avec un mépris affiché, crachant sur ceux qui ne votent pas pour lui, n'hésitant pas à leur enjoindre sans crainte du ridicule de 'se taire'?"

Nicolas Sarkozy et ses soutiens ont multiplié les attaques ces dernières semaines contre le maire de Pau, soutien déclaré d'Alain Juppé et qui avait voté en faveur de François Hollande en 2012. Le président du MoDem a d'ailleurs prévenu qu'il pourrait se lancer à nouveau dans la course à l'Elysée pour 2017 si Alain Juppé venait à perdre la primaire des 20 et 27 novembre prochain.

Une tribune au vitriol

Ce n'est pas parce qu'il n'est pas assez violent, assez clivant, assez injurieux que Sarkozy décroche, c'est précisément parce que tout le monde voit toute la faiblesse que révèle un tel comportement.

Une réponse tranchante, c'est le moins que l'on puisse dire, dans laquelle François Bayrou dénonce la "brutalité" et la "violence" de Nicolas Sarkozy qui vont, selon lui, amener les Français à "lui dire non, une deuxième fois", lors de la primaire de la droite, car, selon lui, "ce n'est pas la brutalité qu'ils veulent, ce n'est pas la violence, c'est la volonté et la compréhension des difficultés et des attentes de chacun".

Le maire de Pau se dit "frappé par l'obsession Bayrou, chez Nicolas Sarkozy

Il rappelle appartenir aux trois millions de Français qui n'étaient pas de gauche et qui ont voté contre le renouvellement du mandat de Nicolas Sarkozy. A ses yeux, pour l'ex président, de la République "le pouvoir est une domination et la conquête des électeurs se paie par l'hystérie". Chez lui, poursuit-il, "il y a une idée péjorative, une condescendance, une mésestime consciente ou inconsciente, pour le peuple considéré comme une troupe".

Pourquoi une telle réplique ?

Notamment parce que Nicolas Sarkozy cette semaine a opéré un revirement, tentant de parler à l'électorat centriste en affirmant qu'il voterait Francois Hollande face à Marine Le Pen et donnant donc un sérieux coup de canif au ni ni.

Sarkozy a besoin de cet électorat s'il veut l'emporter le 27 novembre. Clairement pour empêcher cette OPA François Bayrou a décidé de lui barrer la route.

A défaut d'une réponse directe, Nicolas Sarkozy a réagi par soutiens interposés

Interrogé ce matin sur France Inter dans "Questions politiques", Eric Ciotti a traité François Bayrou de "traître" qui voudrait "toucher la rançon de ses trahisons"

Quant à Alain Juppé, il avait déjà dénoncé "cette espèce d'obsession anti-Bayrou" qui "commence à bien faire"

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