Les collaborateurs parlementaires ont enfin un statut juridique qui entre en vigueur ce mercredi. La fin d'un statut précaire pour ces petits soldats parlementaires.

Rédaction de discours, préparation de dossiers ou gestion de planning ...le collaborateur parlementaire a un rôle très large.
Rédaction de discours, préparation de dossiers ou gestion de planning ...le collaborateur parlementaire a un rôle très large. © Maxppp / Christophe Morin

Avec l'affaire Fillon, et les soupçons d'emploi fictif qui pèsent sur son épouse, les conseillers parlementaires sont au cœur de l'actualité. Beaucoup critiquée, cette profession est un des rouages essentiels du travail parlementaire. Revue de détail d'un métier mal connu bien qu'indispensable au système législatif.

Définition : un attaché parlementaire est celui ou celle qui sert à la fois de conseiller politique mais aussi d’assistant à un sénateur, un député, un groupe parlementaire ou même conseille un membre de l’exécutif dans ses relations avec le Parlement.

Les chiffres : il y a en France environ 3 000 collaborateurs parlementaires, environ 2 000 à l'Assemblée et 1 000 au Sénat, en sachant que chaque parlementaire peut employer entre 0 et 5 assistants. 65 % des assistants sont des femmes. L'âge moyen des assistants varie entre 35 et 40 ans. Le taux de turnover est élevé à 45%.

La mission : elle est très polyvalente et recoupe de nombreuses prérogatives. Tout à la fois assistant, conseiller politique mais aussi gestionnaire du planning du député ou du sénateur, le collaborateur peut aussi constituer les dossiers législatifs ou locaux pour le Parlementaire.

Le contrat et formation : le collaborateur parlementaire est un salarié de droit privé. Pas de concours, donc, pour devenir attaché parlementaire mais une bonne connaissance du droit et de la politique. C’est donc logiquement que l’on retrouve de nombreux juristes et diplômés de sciences politiques dans cette profession. 90% des collaborateurs sont en contrat à durée indéterminée – la moitié à temps partiel – et le contrat cesse à la fin du mandat si le parlementaire n'est pas réélu.

Le recrutement : rien n'interdit, comme l'a montré l’affaire Fillon, de recruter un membre de sa famille, un ami ou un militant du parti auquel appartient le parlementaire. Un peu plus de 10% des parlementaires emploient un membre de leur famille. Ils peuvent le faire en toute légalité à condition de ne pas les rémunérer au-delà de la moitié de l’enveloppe parlementaire, à savoir, 4 750 euros mensuels.

Le salaire : chaque parlementaire dispose d'une enveloppe mensuelle de 9 400 euros. Avec cet argent, il peut rémunérer 1 à 5 collaborateurs. Il est seul juge du salaire qu'il verse à chacun, ce qui explique de grosses disparités salariales. En moyenne, les collaborateurs sont payés 2 000 à 2 500 euros par mois.

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