Jean-François Copé, président de l'UMP, à France Inter
Jean-François Copé, président de l'UMP, à France Inter © Radio France

L'UMP a bien du mal à tourner la page Sarkozy. Après la souscritpion qui a permis d'effacer l'ardoise laissée par le candidat Sarkozy, c'est sur le terrain des valeurs que l'héritage de l'ancien président continue de faire des vagues.

Plusieurs ténors du parti : Jean-Pierre Raffarin, François Fillon, Laurent Wauquiez pour ne citer qu'eux plaident pour un droit d'inventaire du précédent quiquennat. Pour la première fois, Jean-François Copé, le patron du parti leur a donné raison hier annoncant, dans une interview parue dans les journaux du groupe Nice-Matin, un débat avant la mi-octobre.

Jean-François Copé, qui ne prononce pas lui-même le mot inventaire, demande que ce débat ne se "transforme" pas "en procès" contre Nicolas Sarkozy et François Fillon "qui ont ensemble gouverné la France pendant cinq ans" :

Même si ce débat tire les enseignements du passé, il faut qu'il serve exclusivement l'avenir. C'est un point de départ incontournable pour retrouver la confiance des Français d'ici 2017.

Jean-François Copé considère qu'aujourd'hui "les conditions sont réunies" pour un tel débat , mais en fixe le cadre et les limites.

L'analyse du politologue, Erwann Lecoeur :

Comme il est président, même mal élu de l'UMP, il se doit d'avoir un avis sur la question.

Karoutchi n'est pas d'accord

Roger Karoutchi
Roger Karoutchi © VINCENT BOISOT/Le Figaro

Pour Roger Karoutchi, sénateur UMP des Hauts de Seine, invité ce matin de France Inter, c'est une très mauvaise idée :

Si Nicolas Sarkozy avait gagné la dernière présidentielle, tous ceux qui veulent aujourd'hui réévaluer son quinquennat seraient restés dans l'antichambre pour rester ministres.

Le sénateur des Hauts-de-Seine s'est montré en revanche plus favorable à la proposition de Jean-François Copé, qui s'apparente à ses yeux à "un bilan sérieux, objectif, dans un délai très court" :

Si on évite de se diviser dans la période des municipales c'est déjà mieux. Si on évite de personnaliser le bilan c'est déjà mieux... Je ne sais pas si ça aura des résultats, je dis seulement que c'est mieux que l'inventaire, même si je pense que tout ça ne peut pas aller très loin.

Extrait de l'intervention de Roger Karoutchi au micro de Thomas Chauvineau

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