[scald=222885:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Les députés français ont poursuivi jeudi à un rythme d'escargot l'examen du projet de loi sur la refondation de l'école qui prévoit la création de 60.000 postes, l'article premier étant toujours en débat quatre jours après le début du processus.

Ce texte, présenté par Vincent Peillon, le ministre de l'Education nationale, reprend un engagement de François Hollande pendant sa campagne pour l'élection présidentielle.

Tous les groupes de gauche, y compris le Front de gauche qui le juge toutefois "insuffisant", soutiennent ce projet de loi que l'opposition de droit rejette en bloc.

Jeudi soir, l'Assemblée n'avait toujours pas achevé l'examen du premier article du texte, qui présente les méthodes, les enjeux et les objectifs du gouvernement pour l'éducation.

Sur les quelque 1.500 amendements déposés sur ce texte comportant une soixantaine d'articles, un tiers seulement avaient été examinés jeudi soir.

Parmi les articles restant à débattre, figurent ceux instaurant l'enseignement d'une langue étrangère en CP et créant un Conseil supérieur des programmes destiné à remplacer le Haut conseil de l'éducation

Le projet de loi n'aborde pas directement l'épineuse réforme des rythmes scolaires mais prévoit la mise en place d'un fonds d'aide aux communes et aux établissements publics de coopération intercommunale pour les activités péri-scolaires.

Bien que des séances publiques aient été prévues toute la journée de samedi et de dimanche, l'examen de ce projet de loi devrait s'achever dans la nuit de vendredi à samedi, l'Assemblée devant de prononcer mardi prochain par un vote solennel sur l'ensemble du texte.

Un texte que le Sénat devrait examiner à son tour à partir de la mi-avril, l'objectif pour le gouvernement étant que la réforme soit définitivement adoptée avant l'été par le Parlement.

Emile Picy, édité par Yves Clarisse

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