Qu'ils aient été consultés ou non par l'exécutif, les avis des élus convergent : il faut des mesures plus restrictives pour freiner la circulation du virus.

Les Champs-Élysées déserts, lors du premier confinement
Les Champs-Élysées déserts, lors du premier confinement © AFP / Sandrine Marty / Hans Lucas

La patronne LR de la région Ile de France ne décolère pas. Valérie Pécresse a fait savoir qu'elle ne comprenait pas pourquoi elle n'avait pas été conviée par le Président de la République lors de son déplacement ce mercredi à Poissy, (Yvelines), alors qu'Emmanuel Macron devait s'entretenir avec des maires de plusieurs régions, avant d'annoncer de nouvelles restrictions sanitaires

D'autres élus ont dit regretter n'avoir pas été consultés. À l'image d'Arnaud Robinet, maire LR de Reims, qui n'a jamais eu affaire à l'exécutif, alors que sa ville fait partie des premières où l'épidémie s'est emballée. Ou encore Stéphane Troussel, président socialiste du département de Seine-Saint-Denis, où le virus fait des ravages sur le plan sanitaire et social. 

Des "mesures contraignantes", mais avec des "perspectives"

Mais, consultés ou non, les avis des élus convergent : un reconfinement s'impose. Pour Arnaud Robinet, il faut néanmoins offrir à la population des perspectives claires pour rendre la mesure acceptable. 

"Les gens n'en peuvent plus des restrictions. Alors, oui à un confinement de deux ou trois semaines, mais avec l'assurance de voir rouvrir les lieux culturels, les bars, les restaurants."

Parmi les élus consultés par Emmanuel Macron, certains se sont fait encore plus affirmatifs sur la méthode, réclamant un confinement strict. "Des mesures contraignantes pour les populations", a plaidé le maire de Saint-Germain-en-Laye, Arnaud Péricard. Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, a lui confié à Olivier Véran qu'il préférait un confinement du week-end plutôt qu'un confinement type novembre. 

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Consulté par Jean Castex, lors d'un comité de liaison avec les présidents de groupes parlementaires, Christophe Castaner (LREM) a lui plaidé pour un recul d'une heure du couvre-feu lors du passage à l'heure d'été, dans les départements où cela est possible.

Quel que soit le format de confinement annoncé, Stéphane Troussel demande un changement de stratégie vaccinale. "Sans les vaccins, on ne s'en sortira pas. Confinement ou pas. Le moment est venu d'élargir la vaccination, d'abaisser le seuil d'âge à partir duquel on peut se faire vacciner", martèle le président de la Seine-Saint-Denis.

"Dans mon département, la plupart des gens exercent des métiers qui ne sont pas télétravaillables. Les livreurs, les éboueurs, les caissières, les aides soignantes. Ce sont les premiers de corvée qui prennent les transports en commun le matin et le soir. Il faut les protéger."    

Lors d'une réunion en visioconférence avec Jean Castex, le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau a proposé qu'avant l'été, des vaccins comme celui de l’américain Johnson & Johnson soient réservés aux jeunes, à condition bien sûr que des études prouvent que la vaccination bloque la contamination.