Une séquence difficile pour le patron des LR Laurent Wauquiez. Mal en point dans les sondages, court-circuité par l'ancien président Nicolas Sarkozy, il met en cause le manque de "parole commune" au sein du parti, qui rendrait selon lui le parti inaudible, notamment dans la crise des "gilets jaunes".

Laurent Wauquiez à Paris le 6 décembre 2018
Laurent Wauquiez à Paris le 6 décembre 2018 © AFP / Eric Piermont

Devant les députés Les Républicains, Laurent Wauquiez a reconnu que la séquence était difficile. Mais pour lui, si le parti n'est pas audible, ce n'est pas de sa faute. Il dénonce une divergence des voix et des propositions et appelle une nouvelle fois a la cohésion et à l'unité. Laurent Wauquiez est aujourd'hui contesté jusque dans son propre camp. Lundi soir, sur LCI, l'ancien ministre et député Bernard Debré a notamment réclamé son départ.

Il serait temps qu'on ait quelqu'un d'autre, car Laurent Wauquiez n'imprime pas

À l'Assemblée mardi après-midi, il y avait un peu plus de réserve. Pas question de décapiter le chef pour Robin Reda, député proche de Valérie Pécresse. Mais il faut très vite changer de braquet : "Il faut surtout que notre parti réagisse, pour préparer les élections européennes. Les Républicains doivent travailler, produire un projet, choisir rapidement une tête de liste, partir en campagne, retrouver le sens du terrain, et renouer avec les français."

Renouer avec les français et faire son auto-critique

Pour Pierre Morel-A-L'Huissier, ancien LR, désormais indépendant, Laurent Wauquiez doit absolument se remettre en question.

"Ce que le professeur Debré dit aujourd'hui est peut-être un ressenti global, non dit, qu'il faut dire. Laurent Wauquiez a développé un certains nombre de positionnements, qui aujourd'hui effectivement, n'impriment pas."

Des critiques qui, à droite, sont encore isolées. L'essentiel, pour la plupart des députés, étant de ne pas déstabiliser encore plus le parti avant l'échéance européenne. Pour Philippe Gosselin, élu de la Manche, "On peut se poser toutes les questions que l'on veut, et elles ne sont pas nécessairement inintéressantes, mais on ne se pose pas ces questions-là. En tout cas, on n'y répond pas en plein milieu d'une bataille".

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