Le mouvement mené par Jean-Luc Mélenchon va se mettre en marche contre le projet d'Emmanuel Macron. Il appelle à une mobilisation commune des opposants au "coup d'État social".

Jean-Luc Mélenchon lors de la manifestation du 21 septembre contre la réforme du droit du travail
Jean-Luc Mélenchon lors de la manifestation du 21 septembre contre la réforme du droit du travail © Maxppp / Aurelien Morissard

La France Insoumise appelle à manifester de Bastille à République à partir de 14h00 à Paris. Une délégation du PCF et même Benoît Hamon, candidat socialiste malheureux à la présidentielle, seront aussi présents, sans oublier plusieurs organisations (Attac, la fondation Copernic, Nouvelle Donne, entre autres). Chez les Insoumis, on explique que l'on ne veut pas concurrencer la CGT (qui a eu du mal à mobiliser jeudi) ou les syndicats mobilisés contre la réforme du code du travail, mais que l'on veut avant tout unifier toutes les revendications.

L'objectif, c'est de faire bloc, et de façon massive. En mobilisant notamment 130 autocars, en organisant des départs collectifs en transports en commun, du covoiturage... Les Insoumis comptent bien marcher ce weekend "pour ceux qui ne peuvent pas faire grève la semaine", explique le député Eric Coquerel, qui veut aussi y associer les autres revendications "pour le logement, contre la sélection à l'université".

"Nous ne sommes pas concurrents des syndicats, nous sommes complémentaires", ajoute son collègue Adrien Quatennens. "Nous voulons répondre aux attentes des non-syndiqués sur le CETA ou l'impôt sur la fortune".

Opposants à la fois désignés et volontaires

À l'Elysée et à Matignon, l'ambiance est évidemment toute autre. Les conseillers de l'exécutif ne supportent plus l'accusation de "coup d'Etat social" et dénoncent un "abus de langage" et "l'extrême-gauchisation de Mélenchon". En les attaquant dans plusieurs discours à la fin de l'été, Emmanuel Macron et Edouard Philippe avaient désigné les Insoumis comme leur opposition numéro un.

"Chiche", leur répondent les mélenchonistes, qui espèrent réunir au-moins 130.000 personnes, comme en mars dernier lors de la marche pour la VIe République. Au-delà des chiffres, un élu dramatise l'enjeu : "si on ne mobilise pas aujourd'hui, il y aura un effet de seuil. Et alors Macron pourra nous passer sur le corps".

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