Le Premier ministre Edouard Philippe lancera une réforme du baccalauréat qui sera mise en oeuvre d'ici 2021.

Le Premier ministre souhaite réduire le nombre d'épreuves au bac et mettre en place un contrôle continu.
Le Premier ministre souhaite réduire le nombre d'épreuves au bac et mettre en place un contrôle continu. © AFP / Martine Bureau

Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait évoqué les questions d'éducation comme étant un chantier prioritaire "pour garantir la cohésion sociale et la prospérité de la France".

C'est donc sans surprise que le Premier ministre a évoqué l'éducation dans la première demi-heure de son discours de politique générale . "Une concertation sera lancée dès la rentrée prochaine, pour resserrer les épreuves finales autour d'un plus petit nombre de matières et définir ce qui relève du contrôle continu", a-t-il expliqué avant de donner un calendrier concernant le bac "avant septembre 2018, pour une mise en oeuvre complète de cette réforme pour le bac 2021".

"Nous dépensons bien plus que les autres pays pour le lycée, notamment parce que notre système est rigide et conçu autour du baccalauréat, mais nous conduisons 60% de bacheliers à l'échec en licence!", a constaté le Premier ministre.

Une réforme difficile

En 2004, François Fillon alors ministre de l'Education nationale, avait proposé de réformer le bac avec une réduction du nombre d'épreuves réduites à 6 et le reste du diplôme en continu. Le gouvernent d'alors dirigé par Dominique de Villepin avait échoué à faire passer cette réforme. difficile à réformer mais chaque année, très critiqué le bac est la cible de critiques de plus en plus vives. Au mois de juin, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a d'ores et déjà annoncé vouloir "remuscler" le bac pour le rendre "plus utile" aux élèves.

La filière professionnelle "une ambition forte"

Toujours dans le domaine de l'éducation , la Premier ministre a annoncé dans l'hémicycle de l'Assemblée avoir une "ambition forte" pour la filière professionnelle, prônant des liens "resserrés" entre le lycée professionnel et les entreprises. "Le lycée professionnel doit aussi être mieux intégré avec les filières post-bac courtes que sont les BTS et les licences professionnelles". Il a notamment évoqué la possibilité de "diplômes de qualification à bac+1" après le baccalauréat professionnel.

A l'université, "un contrat de de réussite étudiante"

"Dès la rentrée 2018" des "contrats de réussite étudiante", seront proposés aux lycéens désirant entamer des études supérieures. Ces contrats indiqueront "les pré-requis pour réussir dans la filière visée", selon Edouard Philippe.

"Chaque année, ce sont 40.000 étudiants supplémentaires qu'il nous faudra accueillir. Mais nous n'avons pas le droit d'orienter des générations entières dans des formations inadaptées et sans débouchés", a expliqué le chef du gouvernement. Pour lui les université doivent "continuer à se transformer" et "continuer à gagner en autonomie, travailler en réseau et se rapprocher du monde économique", le tout "avec l'appui des organismes de recherche". Concernant le financement, "Les efforts d'investissements ne seront pas relâchés", a lâché le Premier ministre sans en dire plus.

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