Alain vidalies a trébuché sur les contrôles dans les trains
Alain vidalies a trébuché sur les contrôles dans les trains © MaxPPP/Vincent Isore/IP3 press

Faut-il prendre le risque de discriminer pour mieux sécuriser face à la menace terroriste ? La question a suscité un tollé à gauche suite aux propos d'Alain Vidalies, lundi matin sur Europe 1.

Le secrétaire d'Etat aux Transports a dérapé lundi en estimant qu'il valait mieux risquer de "discriminer" lors de contrôles aléatoires, renforcés après l'attentat du Thalys, que de "rester spectateurs" :

Chaque fois qu'on parle de fouilles aléatoires, quelqu'un dit "ça risque d'être discriminatoire". Moi je préfère qu'on discrimine effectivement pour être efficaces plutôt que de rester spectateurs.

Face à la polémique, le secértaire d'Etat aux Transports - qui fait partie des pressentis pour succéder au ministre du travail François Rebsamen - a dénoncé une phrase "isolée" de son contexte et ajoute qu'"il n'a bien entendu jamais été question de prôner la moindre méthode discriminatoire". Des précisions arrivées trop tard pour les Verts et de nombreuses personnalités de gauche, dont il s'est attiré les foudres.

La secrétaire nationale d'Europe Ecologie-les Verts, Emmanuelle Coss e, lui a rétorqué sur twitter qu'"on ne prend pas en compte le risque de discrimination, on le combat". Le député (PS) Yann Galut en a appelé au Premier ministre :

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La guerre de civilisations avait déjà fait grincer, le mal face au bien servi par François Hollande aux héros du Thalys a fait monter la tension d'un cran. Quand Alain Vidalies concède qu'il préfère qu'on discrimine plutôt que de rester spectateur, là c'est trop pour les jeunes socialiste s. Une lettre ouverte. Assez verte...

Monsieur le ministre, cher Alain nous sommes déconcertés de t'entendre approuver des pratiques discriminatoires au nom de l'efficacité.

Laura Slimani est la présidente des Jeunes Socialistes

Le secrétaire d'Etat aux Transports regrette l'emballement médiatique mais sur le fond il ne lâche rien.

Alain Vidalies

L'engagement numéro 30 du candidat Hollande promettait la lutte contre le délit de faciès. Toute la question est maintenant de savoir ce que mettront les forces de l'ordre derrière cette notion de contrôle aléatoire.

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