[scald=103947:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Corinne Lepage, qui peine à rassembler les 500 signatures d'élus requises pour valider sa candidature à l'élection présidentielle du printemps, a accusé mercredi Europe écologie Les Verts (EELV) de "trahir" l'idéal écologiste en se concentrant sur des "petits arrangements" conclus avec le Parti socialiste.

Interrogée sur France 2 sur sa course aux parrainages, la candidate de Cap 21 a répondu ": "Je n'ai pas encore (les signatures requises), je suis sur le fil, beaucoup de maires ont manifesté leur sympathie dans cette recherche de ces parrainages mais je me heurte à des appareils politiques."

Ce qui bloque, "ce sont les Verts qui ne veulent pas que je sois dans la campagne parce qu'ils sont convaincus que je ferais mieux qu'Eva Joly", a affirmé l'ancienne ministre de l'Environnement, créditée de 0,5% des intentions de vote dans les sondages.

"Ils en sont convaincus il ne faut pas que je sois dans cette campagne, de manière à ce qu'éventuellement ils se retirent ou ils ne se retirent pas mais qu'ils préservent les petits arrangements entre amis qu'ils ont passés avec le Parti socialiste, que ce soit pour des maroquins ou des circonscriptions."

Europe écologie-Les Verts a fait le voeu clair d'une victoire finale de François Hollande, candidat PS, en passant un accord avec ce parti qui, en lui réservant des circonscriptions, lui ouvre la possibilité de constituer un groupe parlementaire à l'Assemblée pour la première fois de son histoire.

"Je dois vous dire que mon combat n'est pas celui-là, ce n'est pas celui de chercher des postes, c'est de faire en sorte que dans cette campagne on parle de l'environnement et on parle du long terme", a-t-elle dit.

"On n'en parle pas du tout parce que ceux qui devraient le porter, c'est à dire EELV ne le porte pas puisque le seul souci c'est les circonscriptions et le postes, c'est une sorte de trahison de l'idéal que l'écologie porte en elle".

La députée européenne, qui avait recueilli 1,88% des voix au premier tour de la présidentielle en 2002, a indiqué qu'elle n'envisageait pas "pour l'instant" de donner de consigne de vote si elle ne parvenait pas à se présenter en avril prochain.

Marine Pennetier

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