234 000 électeurs corses sont appelés aux urnes ce dimanche pour le second tour d'un scrutin qui ne devrait pas apporter de surprises, après les 45% des voix au premier tour pour les nationalistes.

Gilles Simeoni et Jean Guy Talamoni espèrent que le second tour amplifiera leur victoire
Gilles Simeoni et Jean Guy Talamoni espèrent que le second tour amplifiera leur victoire © AFP / Pascal Pochard-Casabianca

La Corse retourne aux urnes ce dimanche pour le second tour des élections territoriales. Les 538 bureaux de vote ont ouvert à 8H00 et fermeront à 18H00.

La semaine dernière les nationalistes de Gilles Simeoni ont failli rafler la mise dès le premier tour avec plus de 45% des voix.

Face à eux, trois autres listes : deux de droite qui n’ont pas fusionné et celle de la République en Marche.

Les Corses bouderont-ils encore les urnes comme la semaine passée ? 

Seul un peu plus d’un sur deux avait participé au premier tour, et le second tour ne semble pas parti pour faire mieux puisque à  17h le taux de participation était estimé à 44,63%. Un chiffre en baisse par rapport à dimanche dernier, à la même heure, signe d’un désintérêt pour ce scrutin pourtant essentiel, destiné à élire la collectivité unique - une première en France métropolitaine - qui verra le jour le 1er janvier, fusion des deux départements et de l’actuelle collectivité. La Collectivité territoriale unique de Corse (CTU) comptera 63 membres et sera dotée d’un budget considérable : un milliard d’euros. 

Toute la semaine les adversaires des nationalistes ont appelé à un sursaut des électeurs. Jean-Martin Mondoloni pour la droite régionaliste, Valérie Bozzi pour le parti Les Républicains qui n’ont pas réussi à fusionner et Jean Charles Orsucci de la République en Marche. Tous trois ne se font guère d’illusions, mais ils espèrent - comme un ultime baroud d’honneur - contrecarrer les plans de Gilles Simeoni, tête de liste de la coalition Pè a Corsica (Pour la Corse), qui espère terminer avec le plus haut score possible.

Le président actuel de la collectivité a mobilisé son camp tout au long de la semaine

Gilles Simeoni souhaite accroître son avance car, plus elle sera forte, plus le message adressé à Emmanuel Macron aura des chances d’être entendu à Paris.

"Nous avons besoin de tout le monde parce que nous avons un pays à construire", a-t-il martelé mercredi soir lors d'un meeting réunissant un millier de personnes à Ajaccio. 

Si la question de l'indépendance n'est pas à l'ordre du jour, la coalition, construite avec les indépendantistes de Jean-Guy Talamoni, espère bien pouvoir avancer en cas de victoire sur les sujets qui tiennent à coeur aux nationalistes : amnistie pour les "prisonniers politiques", co-officialité de la langue corse, statut de résident. "Il faut que nous ayons suffisamment de force pour imposer ces sujets", a insisté mercredi soir Jean-Guy Talamoni.

Corse : les résultats du premier tour
Corse : les résultats du premier tour © Visactu
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