«On est sur le terrain de la mobilisation populaire », explique Anton Colombani.
«On est sur le terrain de la mobilisation populaire », explique Anton Colombani. © Radio France / Thibaut Lefèvre

Des milliers de Corses ont défilé dans le calme ce samedi après-midi à Bastia en soutien à Maxime Beux, un supporter du Sporting Club de Bastia, gravement blessé à l’œil dans des heurts avec la police à l’issue du match de samedi dernier entre Reims et Bastia.

Depuis une semaine, la Corse subit une vague de violence importante : agression de policiers, blocage de route, fermeture de l'université de Corte. Au centre de ce mouvement, une jeunesse indépendantiste qui justifie les débordements au nom de ce qu’ils appellent : le racisme d’état anti-corse.

Ils sont supporters du Sporting club de Bastia ou membre d’un mouvement indépendantiste, parfois les deux. Anton Colombani appartient à la centaine de militants des GI, le mouvement de jeunesse indépendantiste le plus important en Corse.

On est sur le terrain de la mobilisation populaire. On a les mains beaucoup plus facilement libres par rapport aux autres», explique le jeune homme.

Les autres, ce sont notamment les élus nationalistes de la nouvelle Assemblée de Corse. Les revendications ont évolué. Comme l’explique André Fazi, maître de conférences en sciences politiques à l’université de Corse :

l y a deux nouveau grands vecteurs de radicalité : le foot et l’opposition frontale du gouvernement aux demandes votées par l’assemblée de Corse durant la précédente mandature.

Parmi ces revendications, le transfert de la compétence fiscale à l’échelle régionale, la possibilité d’adapter la loi là aussi au niveau de la région et l’amnistie des détenus nationalistes.

Corse, une nouvelle génération de nationalistes, reportage de Thibaut Lefèvre :

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Corse, une nouvelle génération de nationalistes, reportage de Thibaut Lefèvre

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