Les premières vaccinations contre la Covid-19 pourraient débuter "dès la dernière semaine de décembre, si toutes les conditions sont réunies", a déclaré ce jeudi le Premier ministre devant l'Assemblée nationale. Jean Castex a précisé la stratégie du gouvernement en mettant sur la table un calendrier de vaccination.

Le Premier ministre Jean Castex, lors de son discours devant les députés ce mercredi
Le Premier ministre Jean Castex, lors de son discours devant les députés ce mercredi © Radio France / Capture d'écran

Venus jeudi après-midi devant les députés "préciser les fondements de notre stratégie vaccinale" et répondre aux questions "nombreuses" sur les vaccins, le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Santé Olivier Véran ont pris la parole pendant un peu moins d'une heure pour faire le point sur la vaccination contre la Covid-19 en France. Voici ce qu'il faut retenir de leurs interventions :

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Première vaccinations fin décembre

Le Premier ministre a déclaré que les premières vaccinations contre la Covid-19 en France pourraient débuter "dès la dernière semaine de décembre, si toutes les conditions sont réunies". 

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Le chef du gouvernement explique que ces vaccinations pourront commencer dès que l'Agence européenne du médicament aura émis son avis le 21 décembre sur les vaccins de Pfizer et de Moderna, les plus avancés à ce jour. 

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Le ministre de la Santé, qui lui a emboîté le pas à la tribune, précise que la Commission européenne rendra ses conclusions à son tour le 23 décembre.

Enfin, la Haute Autorité de Santé, une instance indépendante, donnera son propre avis dans les jours suivants, le "24, 26 décembre", espère Olivier Véran, laissant la voie libre pour que les premières vaccinations aient lieu dans les derniers jours de 2020. 

Les personnes vulnérables seront prioritaires 

Conformément à l'avis rendu le 30 novembre par la Haute Autorité de Santé, rappelle Jean Castex, les premières vaccinations concerneront en priorité "_les plus fragiles, les pensionnaires des Ehpad_, ceux qui présentent un risque de co-morbidité". "Ce sont nos aînés en perte d'autonomie", mais aussi "les professionnels" travaillant notamment dans les EHPAD, "quand ils présentent des facteurs de risque", renchérit le ministre de la Santé, rappelant que "quand un virus rentre dans un EHPAD, il s'arrête rarement à la première personne". Cette première phase concernera environ 1 million de personnes en France

Ensuite, il s'agira, dit Jean Castex, de "monter en puissance". Ce sera alors le tour des personnes présentant un risque lié à l'âge, à une pathologie chronique. Les personnes travaillant dans le milieu médical seront également visés par cette deuxième étape. Au total, cette deuxième phase concernera 14 millions de personnes

Enfin, à la "fin du printemps", selon Jean Castex, l'ensemble de la population pourra être vacciné. Pour toutes les personnes qui voudront se faire vacciner, le Premier ministre souligne qu'il faudra obtenir un "consentement libre et éclairé". 

200 millions de doses pour 100 millions de personnes

Jean Castex a rappelé que la France avait commandé 200 millions de doses, pouvant vacciner 100 millions de personnes, étant donné qu'un rappel est obligatoire 21 jours après la première piqûre. Olivier Veran a assuré devant les députés que le gouvernement avait déjà acheté les congélateurs spécifiques, qui permettent de stocker le virus à -80°C. "Tout le matériel de vaccination est acheté", déclare le ministre de la Santé.

Ce dernier a également tenu à faire de la pédagogie et à répondre aux anti-vaccins et complotistes hostiles. Olivier Veran rappelle que "les vaccins contre le Covid-19 sont traités avec la même exigence que tous les médicaments", c'est-à-dire qu'ils font l'objet d'un processus de validation scientifique, avec, rappelle-t-il, "des protocoles stricts". Le ministre de la Santé a également répété que les vaccins à ARN messager ne modifient pas le génome humain.

Consultations médicales pré-vaccination, suivi pré-vaccination 

Concernant l'avant et l'après-vaccination, Olivier Veran annonce que la Haute Autorité de Santé donnera au préalable les contre-indications au vaccin. Il y aura des consultations médicales pour les patients avant qu'ils ne se fassent vacciner, pour vérifier leur état de santé général.

Une fois la vaccination faite, il y aura un suivi médical, détaille le ministre, avec "un dispositif de pharmaco-vigilance pour surveiller les éventuels effets secondaires". L'ANSM, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé sera également chargée d'observer les effets et permettra aux citoyens de l'alerter. Enfin l'INSERM suivra des patients et Santé publique France comparera les données entre les personnes vaccinées et celles qui ne le sont pas.