La Haute autorité des Républicains (LR) se réunit ce mercredi pour trancher les modalités de l'élection du successeur de Laurent Wauquiez à la tête du parti. Jean Leonetti, qui assure l'intérim, souhaite que les candidats s'engagent à ne pas briguer l'Elysée en 2022.

Le président par intérim des Républicains, Jean Leonetti, souhaite que les candidats à la succession de Laurent Wauquiez s'engagent à ne pas se présenter à la présidentielle.
Le président par intérim des Républicains, Jean Leonetti, souhaite que les candidats à la succession de Laurent Wauquiez s'engagent à ne pas se présenter à la présidentielle. © AFP / Christophe ARCHAMBAULT

C'est une idée qui rompt totalement avec la tradition gaulliste du chef, très forte à droite, mais qui commence à faire son chemin chez les LR : que le futur président du parti s'engage à ne pas se présenter à la présidentielle, ou à démissionner un an ou un an et demi avant les élections.

Jean Leonetti, qui assure l'intérim à la tête des Républicains après la démission de Laurent Wauquiez, y est "plus que favorable", et va tenter de trouver l'astuce juridique qui permette d'obliger les candidats à cet engagement. Avec un argument : dans la situation actuelle, avec seulement 70 000 militants à jour de leurs cotisations au compteur (contre 150 000 avant l'élection de Laurent Wauquiez), le président du parti ne peut plus prétendre représenter légitimement la droite et le centre.

Ne pas respecter les statuts, "ce serait ne pas respecter les militants" 

Autre sujet à trancher, sur lequel la Haute autorité va plancher dès ce mercredi après-midi : le calendrier. Selon les statuts, l'élection devrait être organisée dès cet été. À moins d'un cas de force majeure. Là, le règlement interne prévoit un délai supplémentaire. C'est ce qu'espère Jean Leonetti : que l'élection se déroule en octobre pour se laisser le temps d'une vraie consultation démocratique.

Mais une autre option est sur la table, portée par certains poids lourds : une direction collégiale jusqu'aux élections municipales. "Certains me suggèrent de piétiner les statuts, mais pour ça il faudrait organiser un congrès", confie Jean Leonetti, qui doute que la Haute autorité valide cette idée. "Et puis, qui aurait la légitimité d'entrer dans cette collégiale?", se demande aussi le président par intérim, prévenant ses troupes : "Une collégialité élargie, c'est la confusion entretenue. Pas forcément de quoi rassurer les maires."

Respecter ou non les statuts, la Haute autorité a dix jours maximum pour rendre sa copie, qui devra encore être entérinée par le bureau politique. A priori, mardi ou mercredi prochain. Pour Jean Leonetti, "le plus tôt sera le mieux".

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