NKM au siège Les Républicains
NKM au siège Les Républicains © MaxPPP / IP3 PRESS/Vincent Isore

Le parti Les Républicains a réuni son bureau politique ce lundi matin, au lendemain du second tour des élections régionales. LR a remporté sept régions, dont deux avec le soutien de la gauche. Des ténors LR critiquent la ligne Sarkozy du ni PS-ni FN. Nathalie Kosciusko-Morizet est évincée de la direction du parti.

La vague bleue espérée par la droite n'a pas déferlé sur la France lors de ces élections régionales. La gauche a conservé cinq régions. Et deux régions ont été remportées par la droite grâce au désistement du candidat socialiste pour faire barrage au FN : Provence-Alpes-Côte-d'Azur (le candidat LR Christian Estrosi élu avec 54,78% contre la candidate d'extrême-droite Marion Maréchal-Le Pen) et Nord-Pas de Calais-Picardie.

Les consignes du président de LR Nicolas Sarkozy étaient claires : aucun désistement après le premier tour en faveur de la gauche pour faire barrage au Front national. Pas de front républicain .

Le député LR des Alpes maritimes Eric Ciotti, invité du journal de 13h :

Nouvelle équipe

Une nouvelle équipe dirigeante sera nommée à partir de janvier a annoncé Nicolas Sarkozy lors de ce bureau politique.

NKM, première à s'opposer à la ligne du parti, première à être évincée

Dès l'annonce des résultats des élections, la numéro deux de LR Nathalie Kosciusko-Morizet avait fait valoir son opposition à la ligne imposée par Nicolas Sarkozy de ne pas appeler les candidats LR arrivés troisièmes à se retirer au profit de la gauche afin de contrer le FN.

Si les électeurs avaient appliqué le ni-ni, nos candidats dans le Nord-Pas-de-Calais et en région PACA auraient été battus", a affirmé NKM dimanche soir.

A sa sortie du bureau politique lundi, c'est NKM elle même qui a confirmé son éviction de l'équipe dirigeante de LR, dont la rumeur commençait à se propager :

Evincer au moment où on lance un débat, c'est une vieille idée stalinienne, a déclaré NKM. Je n'échange pas mes convictions contre une place, a renchéri NKM.

Alain Juppé, maire de Bordeaux et concurrent officiel de Nicolas Sarkozy, a estimé que "l'exclusion n'est jamais une bonne réponse".

Bruno Le Maire, candidat à la primaire LR en vue de la présidentielle de 2017, a appelé sa famille politique, lui, à "éviter les débats politiciens qui n'intéressent que nous ".

Evitons aussi la radicalisation. La radicalisation ferait de nous une secte, et on ne gagne pas en étant une secte, a estimé Bruno Le Maire à sa sortie.

Des soutiens de Nicolas Sarkozy droits dans leurs bottes

Au lendemain des résultats, certains proches de Nicolas Sarkozy, à l'image de Brice Hortefeux sur France Info lundi matin, ont refusé de remercier la gauche, notamment en Provence-Alpes-Côte d'Azur et en Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Dissensions sur le calendrier

Certains veulent un calendrier accéléré en vue de la présidentielle de 2017. Luc Chatel, conseiller politique de Nicolas Sarkozy, s'est déclaré favorable à l'avancée de la primaire prévue les 20 et 27 novembre 2016. Nicolas Sarkozy, lui, a annoncé un Conseil national sur la ligne du parti pour "début février".

La semaine dernière, Christian Jacob, président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale, a estimé que la question du calendrier de la primaire "méritait d'être posée".

Hervé Mariton, candidat à la primaire veut une accelération du calendrier :

Est-on dejà dans l'étape d'après? oui je le crois, dit Hervé Mariton à sa sortie.

Pour le sénateur maire de Troyes, François Baroin, cette primaire soit l'objet d'une prise de conscience collective, pas d'un pugilat.

Thierry Solère, chargé de l'organisation de la primaire de la droite et du centre, a estimé lundi qu'avancer son calendrier n'était pas "aujourd'hui la priorité".

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