[scald=70401:sdl_editor_representation]BORDEAUX (Reuters) - François Hollande a décidé vendredi d'imposer une cure d'austérité au Conseil général de Corrèze qu'il préside pour faire face à l'endettement record de 345 millions d'euros qui frappe ce département rural du centre de la France.

Composé d'économies et d'augmentations d'impôts, le programme adopté sous la houlette du candidat socialiste à l'élection présidentielle se chiffre à 11,5 millions d'euros et vise à boucler le budget 2012.

Les charges d'intérêts et l'amortissement de la dette s'élèvent à eux seuls à 14,3 millions d'euros. A quoi il faut ajouter, a rappelé François Hollande, 206 postes d'aides médicales et psychologiques appelés à être financés par l'Assurance maladie à hauteur de 4,5 millions d'euros.

François Hollande préside le Conseil général de la Corrèze depuis 2008, date à laquelle il avait succédé à l'UMP Jean-Pierre Dupont.

A ses détracteurs qui soulignent régulièrement que la Corrèze figure parmi les départements les plus endettés de France, le député socialiste répète qu'il a hérité de cette situation.

"J'ai reçu de la majorité précédente en 2008 un endettement qui est trois fois supérieur à celui des départements comparables", a-t-il expliqué sur France 3 Limousin.

"Et puis il y a une deuxième cause qui n'est pas liée à la Corrèze et à la gestion de mes prédécesseurs, c'est le fait que nous ayons des dépenses sociales qui ne sont pas couvertes, loin de là, par l'Etat", a ajouté le vainqueur de la primaire socialiste.

Pour boucler son budget 2011, la Corrèze attend, comme six autres départements français, une subvention exceptionnelle de l'Etat de 11,5 millions d'euros. Pour l'an prochain, l'austérité paraît indispensable, d'autant que le versement de l'Etat est conditionné à un plan d'économie.

Du côté des recettes nouvelles, la taxe sur le foncier bâti sera augmentée de 6,5% et le taux de la taxe d'aménagement sur les permis de construire sera triplé.

Une hausse de la taxe sur les transports urbains des agglomérations de Tulle et de Brive sera mise à l'étude et la gratuité des transports scolaires supprimée.

Le coût est estimé entre quatre et 20 euros par mois par famille en fonction des revenus et du nombre d'enfants transportés.

Autre mesure supportée par les Corréziens : l'aide de 1.000 euros accordée pour la garde d'enfants se fera désormais sous conditions de ressources.

Claude Canellas, édité par Elizabeth Pineau

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