[scald=101075:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Daniel Cohn-Bendit regrette de ne pas s'être présenté à la primaire socialiste en vue de l'élection présidentielle, où il est persuadé qu'il aurait pu remporter entre 20 et 30% des suffrages et établir ainsi un rapport de forces avec le PS.

Le député européen a estimé lundi soir devant des journalistes réunis au centre de presse anglo-américain que les écologistes avaient eu tort de présenter un candidat à la présidentielle, cette stratégie se révélant selon lui erronée.

"Nous avons, et avec raison, fait un accord avec les socialistes", a-t-il déclaré. "Si on voulait un groupe a l'Assemblée il fallait faire cet accord. Moi, j'ai toujours plaidé pour que les Verts fassent cet accord et ne présentent pas de candidat."

La candidate d'Europe Ecologie-Les Verts Eva Joly est créditée au maximum de 3% des intentions de vote au premier tour de l'élection présidentielle.

"L'erreur qu'on a tous commise, c'est qu'on aurait dû participer à la primaire" socialiste, qui a vu la victoire de François Hollande. "Moi, j'aurais été candidat à la primaire. Moi, candidat à la primaire, on aurait fait entre 20 et 30%. On aurait eu le bénéfice d'un rapport de force. Et bien oui, c'est une erreur, on fait des erreurs dans la vie."

Pour l'ancien leader de Mai-1968, Eva Joly aurait pu être un atout pour les Verts si elle ne s'était pas "radicalisée dans un discours abstrait" afin de marquer sa différence avec son concurrent dans la primaire écologiste, Nicolas Hulot.

"Elle a un côté qui énerve, quand elle fait juge d'instruction, d'asséner des vérités", a-t-il conclu.

Nicholas Vinocur, édité par Yves Clarisse

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