[scald=94251:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le Premier ministre britannique, David Cameron, a souhaité "bonne chance" vendredi à Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle tout en laissant entendre que, à l'inverse de la chancelière allemande Angela Merkel, il ne viendrait pas soutenir le président français pendant la campagne.

"J'espère que tout se passera bien pour mon ami dans la bataille qui vient", a-t-il dit lors de la conférence de presse commune du sommet franco-britannique réuni vendredi à l'Elysée.

"Je vais suivre ce qui va se passer pour vous lors de la campagne électorale, et, comme je vous l'ai dit, je vous souhaite bonne chance", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy et David Cameron ont fait assaut d'amabilités devant la presse, comme pour faire oublier leur violent accrochage d'octobre dernier à Bruxelles, quand le Royaume-Uni a refusé de suivre la zone euro dans son projet de pacte destiné à renforcer la discipline budgétaire en Europe.

Prié de dire s'il pourrait, comme Angela Merkel, venir soutenir le président français dans la campagne, David Cameron a répondu par l'humour, manifestement conscient que la politique libérale du parti conservateur britannique n'était pas le modèle le plus populaire du côté français de la Manche.

"J'admire le leadership et le courage de Nicolas Sarkozy et je pense qu'il a réussi de grandes choses pour son pays", a-t-il dit. "L'avenir appartient au peuple français. J'insiste là-dessus, j'y crois, mais je ne suis pas tout à fait sur que si je le faisais dans la campagne électorale en France cela aurait l'effet que mon ami souhaiterait que cela ait."

Il a notamment vanté l'action de Nicolas Sarkozy pour mobiliser la communauté internationale contre le régime du colonel Mouammar Kadhafi en Libye.

"Dans la période présente, qu'il y ait plus de gens qui disent du bien de moi que du mal, ça ne me gêne pas", a répondu le président candidat. "Le soutien de David Cameron, moi ça me fait plaisir."

Marine Pennetier, Yann Le Guernigou édité par Yves Clarisse

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