Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique.
Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique. © MaxPPP

A moins de cinquante jours des élections régionales, les treize nouvelles régions bénéficient de nouvelles compétences en matière notamment d’économie et de transport… mais les décrets d’application n’ont pas tous été pris.

Certains trouveront la situation cocasse. Lorsque les électeurs se rendront aux urnes, tous les décrets d'application ne sont pas encore parus. L'objectif, se défend-t-on au ministère de la Décentralisation, c'est qu'ils soient tous sortis six mois après la promulgation de la loi en août dernier... Peu importe donc que les élections aient lieu avant cette date butoir. De toute façon, renchérit-on dans l'entourage de Marylise Lebranchu, 92% des 137 articles de la loi NOTRe sont d'application directe.

Plus de clarté, moins de gaspillage d'argent public

Parmi eux, la suppression de la clause générale de compétences : commune, département, région avaient autorité sur tous les sujets qu’ils souhaitaient, et tant pis s’il existait des doublons. Désormais, chacun aura son pré carré, et pas question d'empiéter sur les compétences d'autrui. Plus de clarté, donc, et moins de gaspillage d'argent public.

Plus concrètement, et c'est le cœur de la réforme, l'économie revient aux régions. Elles auront seules la responsabilité d'accorder des aides directes aux entreprises, et joueront un rôle prépondérant en matière d'aménagement du territoire, d'environnement la lutte contre la pollution de l'air par exemple et de formation professionnelle.

Désenclaver les régions rurales

Enfin, les régions, qui géraient déjà le réseau des TER, se voient confiées la gestion des transports scolaires, des gares routières, des transports interurbains par cars. Avec pour objectif de désenclaver les régions rurales.

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