La fenêtre de tir sera serrée pour le "challenger" Alain Juppé. Il devra réduire au maximum l'écart avec François Fillon lors de l'ultime débat avant le second tour de la primaire.

Arrivé en deuxième position, Alain Juppé ne dispose que d'une étroite fenêtre de tir pour renverser la vapeur jeudi soir, pendant que François Fillon s'apprête à répondre aux attaques sans faillir.
Arrivé en deuxième position, Alain Juppé ne dispose que d'une étroite fenêtre de tir pour renverser la vapeur jeudi soir, pendant que François Fillon s'apprête à répondre aux attaques sans faillir. © AFP / Eric FEFERBERG

Pour ce quatrième et dernier débat, le seul de l'entre-deux tours de la primaire de la droite et du centre, Alain Juppé et François Fillon savent que l'enjeu est de taille. Ce jeudi soir, sur TF1, France 2 et France Inter, les deux finalistes de la primaire savent que l'impression qu'ils dégageront sera cruciale, à trois jours du scrutin.

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Les deux camps sont d'accord, ce débat représente un moment clé de la campagne, déjà parce que les trois précédents débats ont été très regardés par les Français. De plus, avec seulement deux candidats cette fois-ci, c'est plus de temps de parole pour chacun.

Juppé passera-t-il à l'offensive ?

Pas question alors de faire un faux-pas, surtout que, pour la première fois, Alain Juppé, le favori des sondages avant le premier tour, ne pourra plus se contenter de profiter de sa place de leader en ne se risquant pas à affronter frontalement ses adversaires. Cette fois-ci, avec François Fillon passé du statut d'outsider à celui de favori, le maire de Bordeaux n'a plus le choix : il doit passer à l'offensive pour réduire l'écart avec son rival, arrivé 16 points devant lui au premier tour du scrutin. L'un des soutiens d'Alain Juppé le dit fermement : "si on est challenger et qu'on est pas à l'attaque, on reste à la maison".

Certains de ses proches conseillent toutefois au maire de Bordeaux de ne pas relancer les polémiques de ces derniers jours et, à la place, de se concentrer sur le programme. Avec pour objectifs de démonter les propositions de François Fillon jugées trop "irréalistes", comme la suppression de 500.000 postes de fonctionnaires, mais aussi de continuer à séduire l'électorat modéré.

Les soutiens de Fillon, faiblesse du nouveau favori

François Fillon, lui, veut garder la même posture que lors des autres débats, celle qui lui a permis de contredire les sondages : rester au-dessus de la mêlée et prendre le temps d'expliquer son projet. "Mais, promet une députée, il se défendra si on l'attaque, notamment sur sa proximité prétendue avec la Russie".

Le débat de ce soir pourrait toutefois rester calme et feutré car les deux candidats ont à cœur de prouver qu'ils ont, l'un comme l'autre, la stature d'un homme d'État.

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