Marion Aubry et Nathalie Loiseau se serrent les coudes, Raphaël Glucksman n'est "pas fait pour ça", une femme fait un malaise dans le public...

Une femme à fait un malaise dans le public de l'Émission politique jeudi soir.
Une femme à fait un malaise dans le public de l'Émission politique jeudi soir. © Radio France / France 2/France Inter

Vous avez peut-être suivi un peu, beaucoup (ou pas du tout) le débat des européennes diffusé sur France Inter et France 2. Mais vous l'avez regardé à la télé : nous étions, pour vous, dans les coulisses du plateau de l'Émission politique pour vous raconter cinq moments insolites.

Glucksmann confie à son équipe: "Je ne suis pas fait pour ça"

Une fois les projecteurs éteints, sur le plateau, le leader de Place Publique qui a fait alliance avec le PS, Raphaël Glucksmann, confie à son équipe: "Je ne suis pas fait pour ça". 

La solidarité entre Nathalie Loiseau et Manon Aubry

Elles n’étaient que deux, deux femmes sur douze des principales têtes de liste. Et Nathalie Loiseau et Manon Aubry, bien qu’opposées et (très) éloignées l’une de l’autre sur le plan politique, ont échangé un court instant avant d’entrer sur le plateau : “Heureusement qu’on est au moins deux” se disent-elles. “J’avais apprécié votre retweet”, confie Manon Aubry à Nathalie Loiseau. 

L’ancienne ministre LREM avait en effet soutenue la jeune candidate insoumise qui interpellait le magazine l’Obs, une semaine avant le débat : “Serait-ce parce que je suis une femme que l’on me remplace par Jean-Luc Melenchon dans le titre et la photo pour les européennes ? Eh oui, ne vous en déplaise des femmes peuvent être tête de liste ! (Même si je vous l'accorde que c'est rare)” avait-elle tweetée. “Merci à Manon Aubry pour sa vigilance. Pas d'accord sur tout mais d'accord sur ça” avait abondé en son sens Nathalie Loiseau.

Une femme a fait un malaise dans le public 

La séquence est passée quasi inaperçue à l’antenne (notre première photo). Il est 21h45, l’émission a commencé depuis environ trois quarts d’heure. Le débat s’anime sur le plateau autour des frontières européennes et de la sortie des Britanniques de l’Union mais en coulisses, les pompiers du plateau s’affairent. Une femme vient de s’effondrer dans les gradins, juste derrière Thomas Sotto. Le public était composé uniquement des équipes des candidats, dont les places ont été tirées au sort. Elle a été évacuée et raccompagnée, selon les équipes de réalisation de l’émission.  

Les six compteurs de temps de parole

Ils étaient cachés derrière le plateau, dans une petite pièce. Six personnes qui ont écouté le débat de bout en bout. Écouté, oui, pas regardé. Face à des écrans d’ordinateur, ces employés d’une société de la région parisienne, AD-TV, ont un casque sur les oreilles avec dans chaque écouteur la voix de l’un des candidats. Par exemple, François Asselineau (UPR) dans l’oreille de gauche, Raphaël Glucksmann (Place publique/Parti socialiste) dans celle de droite. 

Ils sont six à écouter chacun deux candidats pour décompter les temps de parole pendant l'émission.
Ils sont six à écouter chacun deux candidats pour décompter les temps de parole pendant l'émission. © Radio France / X.D.

À chaque prise de parole, un pression sur une touche du clavier de l’ordinateur. Idem lorsque le candidat arrête de parler. C’est ce qui permet de décompter la parole des candidats, qui déclenche les affichages des chronomètres aux candidats et présentateurs, qui, enfin, actionne les éclairages rouges lorsque les candidats dépassent les limites de temps. 

Dupont-Aignan à son voisin : "On n'a pas le choix, faut répondre oui"

A la question "irez vous au bout de votre mandat ?", Nicolas Dupont-Aignan a répondu "oui". Ce que les téléspectateurs n'ont pas entendu c'est qu'au moment de voter, il a soufflé à son voisin: "on n'a pas le choix, faut répondre oui".

Dans la queue des toilettes, “je vous en prie, allez-y”

Des loges, au pupitre, tout avait été fait pour que les candidats ne se croisent pas en dehors du plateau. Peine perdue, juste avant le début de l’émission, c’est la bousculade aux… toilettes. Du beau monde au petit coin et, notamment, Raphaël Glucksmann qui laisse sa place à Nicolas Dupont-Aignan : “Je vous en prie, allez-y” lance-t-il poliment à son adversaire de droite. Avant que tout le monde ne se concentre et ne se lance dans le débat. 

La retouche “make-up” de l’émission

Avant d’entrer sur le plateau, tous les candidats sont passés au maquillage. Fond de teint, anti-cernes : c’est quasi obligatoire pour ne pas avoir l’air pâlot de l’autre côté de l’écran. Sauf qu’après une ou deux heures, debout ou presque, sous les projecteurs, à argumenter face à ses adversaires politiques, une petite retouche est nécessaire. 

Mais la fenêtre est serrée : les maquilleuses n’ont que deux fois une minute, le temps de petits reportages de présentation des parties du débat. Elles sont cinq à se partager tous les candidats et les quatre journalistes en plateau. “Ça va, ils se maintiennent bien” raconte l’une d’entre elles de retour en coulisses. Même si “Philippot et Bardella brillent un peu”.

Les candidats, y compris ceux qui sont le moins habitués, se laisse remaquiller par les maquilleuses de l'émission.
Les candidats, y compris ceux qui sont le moins habitués, se laisse remaquiller par les maquilleuses de l'émission. © Radio France / X.D.

Les bananes de Thomas Sotto

Ce n'est pas un secret, le journaliste de France 2 apprécie les bananes... Lorsqu'il officiait à la matinale d'Europe 1, il en avait toujours une à portée de main, en cas de coup de mou. Cette fois-ci, Thomas Sotto en avait deux, posées derrière le pupitre qu'il partageait avec Alexandra Bensaïd. Les deux bananes ont finalement écouté - elles aussi - les trois heures de débat, avant que l'une d'entre elles ne soit dévorée par le journaliste une fois l'antenne rendue.

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