Hémicycle de l'Assemblée Nationale
Hémicycle de l'Assemblée Nationale © MaxPPP / François Lafite

Les députés débattent cet après-midi à 16h de "l'engagement des forces aériennes françaises pour des vols de reconnaissance en Syrie". Ce débat sans vote de deux heures débutera par un discours de Manuel Vals.

En Syrie, la France veut connaître "ce qui se prépare contre elle et ce qui se fait contre la population syrienne", avait expliqué François Hollande lors de sa conférence de presse du 7 septembre. Le Président de la République faisait allusion aux menaces d'attentats commandités par le groupe Etat islamique sur le territoire hexagonal.

La classe politique divisée

La question porte maintenant sur un éventuel envoi de troupes au sol. Le chef de l'Etat juge "inconséquent et irréaliste" d'envoyer des troupes françaises au sol. Le chef de file des députés socialistes Bruno Le Roux est favorable à une intervention internationale terrestre en Syrie, mais sans la France. C'est aussi la position de la plupart des dirigeants de droite, qui se rejoignent désormais pour prôner l'intervention au sol de pays de la région. "Une intervention au sol sera sans doute nécessaire, ce sera aux puissances de la région d'en assumer le leadership", résume le sénateur et ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Une partie des Républicains devrait à nouveau prôner une reprise du dialogue avec Bachar al-Assad, perçu comme un moindre mal par rapport à Daech, mais cette perspective est rejetée par François Hollande comme Nicolas Sarkozy. Mercredi, députés et sénateurs débattront de l'autre volet de la crise syrienne par un débat, à nouveau sans vote, sur "l'accueil de réfugiés en Franceet en Europe", probablement moins consensuel.

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