Par voies de presse interposées, hier, François Fillon, le président par intérim de l’UMP et ce matin, Christian Estrosi, le député maire de Nice, ont commencé la bataille pour la primaire de 2017. Au cœur de leur dispute : l’ombre de Nicolas Sarkozy.

Les dangers d’une candidature qui « verrouille le débat »

enquête sur des pénalités infligées à sarkozy payées par l'ump
enquête sur des pénalités infligées à sarkozy payées par l'ump © reuters

Tous deux candidats à la primaire UMP pour la présidentielle de 2017, François Fillon et Christian Estrosi ne cachent plus leur dissensions. Pour le premier qui s’exprimait hier dans Le Monde, on ne peut pas être à la fois président de l’UMP et candidat à la présidentielle. François Fillon annonce donc qu’il ne briguera pas la présidence du parti.

Redresser les finance de l’UMP, réorganiser le parti et surtout, l’apaiser, est "une tâche à temps plein" , explique-t-il. Il ajoute que l’UMP a besoin d’une candidature qui ramène la sérénité, et que la multiplication des affaires financières doit faire réfléchir aux dangers qui menacent la République.

Respecter les règles

Ce matin, dans le Journal du Dimanche, Christian Estrosi, lui aussi candidat à la primaire UMP de 2017, répond que les règles de l’UMP n’interdisent pas à un président d’être candidat à la primaire. Si François Fillon veut des règles différentes pour Nicolas Sarkozy, "il doit quitter la présidence de l’UMP" .

Le député-maire de Nice annonce, par ailleurs, organiser un grand rassemblement des jeunes de droite, les 6 et 7 septembre prochains dans sa ville.

Le grand bazar à l'UMP
Le grand bazar à l'UMP © Radio France
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