La droite attaque la ministre de la Justice sans ménagement alors que la gauche s’en prend à l’exécutif.
La droite attaque la ministre de la Justice sans ménagement alors que la gauche s’en prend à l’exécutif. © MaxPPP

Beaucoup de réactions au projet de réforme constitutionnelle présenté mercredi en Conseil des ministres, qui retient finalement la déchéance de nationalité, contrairement à ce qu'avait annoncé Christiane Taubira dans un média algérien mardi.

La droite attaque la ministre de la Justice sans ménagement alors que la gauche s’en prend à l’exécutif.

Jacques Myard, député Les Républicains : "La déchéance de la nationalité n'est certes pas l'alpha et l’Omega de la lutte contre le terrorisme mais elle donne tout son sens au vouloir vivre ensemble de la Nation. Ce n'est pas la Nation qui exclut, mais les assassins qui se placent eux-mêmes hors la communauté nationale, qu'ils haïssent et combattent en tuant."

Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) : "C'est un symbole important et un message envoyé à tous les terroristes: ils s'excluent de par leurs agissements de la communauté nationale. Les binationaux doivent assumer le risque de perdre leur citoyenneté française s'ils portent les armes contre notre pays. Être un citoyen français, ce n'est pas seulement avoir des droits. C'est aussi avoir le devoir de défendre son histoire, ses valeurs, et ses concitoyens".

Thomas Piketty, économiste: "L'infamie en plus de l'incompétence" sur twitter

Les Jeunes socialistes: "Nous ne pouvons soutenir une mesure qui nous semble dangereuse du point de vue de nos valeurs et inefficace pour lutter contre le terrorisme. Permettre la déchéance de nationalité de binationaux, même lorsqu'ils sont nés en France, crée une inégalité de droit entre les citoyens.

Marine Le Pen, présidente du Front national : "Déchéance de nationalité : premier effet des 6,8 millions de voix pour le Front national aux élections régionales".

Nouveau Parti Anticapitaliste : "Ce gouvernement trouve son inspiration à droite et à l'extrême droite! (...) Ce projet de loi est l'institutionnalisation du racisme d'Etat, l'institutionnalisation de la criminalisation du mouvement social. Nous n'avons qu'une réponse: le combattre".

André Chassaigne (FG) : "Je suis d'autant plus consterné que j'avais l'espoir que le président de la République et le gouvernement retrouveraient la raison et entendraient les critiques qui se sont exprimées, notamment à gauche.

Eric Woerth pour Les Républicains : (à propos de Christiane Taubira) Elle "n'est plus en mesure de porter la réforme constitutionnelle ».

Anne Hidalgo, maire de Paris rappelle son opposition à cette mesure :

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