[scald=102783:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - François Hollande a souhaité dimanche accroître les partenariats et les rapprochements dans le domaine de la défense, un secteur qu'il veut faire participer dans les mêmes proportions que les autres au redressement budgétaire s'il est élu chef de l'Etat français en mai.

Le candidat socialiste, favori des sondages, a dit vouloir relancer "l'Europe de la défense" malgré le "scepticisme" sur cette question, et favoriser des rapprochements industriels.

"L'Europe de la défense a été tant de fois évoquée, espérée, engagée, elle doit prendre une nouvelle dimension", a-t-il dit lors d'un discours thématique à Paris.

"Il nous faut reprendre les travaux laissés en plan sur le concept stratégique de l'Union européenne, en envisageant de le prolonger par un inventaire des capacités et des technologies."

Il a dit vouloir approfondir la relation franco-britannique dans ce domaine, revivifier la coopération franco-allemande et favoriser les convergences avec les Européens qui le souhaitent, citant la Belgique, l'Espagne, l'Italie et la Pologne.

Il faut, a-t-il dit, "explorer toutes les pistes permettant une rationalisation des appareils militaires des pays membres de l'Union : mutualisation des moyens nationaux existants, programmation collective des équipements futurs, spécialisation des taches, renforcement des capacités communes".

"La consolidation de la base technologique et industrielle européenne suppose un soutien commun à l'effort de recherche aéronautique et de défense mais aussi des rapprochements d'entreprises", a-t-il ajouté.

Sur le front budgétaire, "la défense contribuera dans les mêmes proportions que les autres missions de l'Etat : c'est dans ce cadre que des mesures de rationalisation seront réalisées, sans faux semblant et sans dissimulation".

Le projet de François Hollande prévoit une stabilisation en volume des dépenses de l'Etat et une progression de 1,0% de la dépense globale des administrations publiques.

Il s'est engagé à ramener le déficit public à 3% du produit intérieur brut fin 2013 et à revenir à l'équilibre en 2017, pour la première fois depuis 1974.

Jean-Baptiste Vey

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