Le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy.
Le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy. © IP3PRESS/MaxPPP

L'UMP arrive largement en tête du premier tour des départementales avec 32,5% des voix, selon une estimation d'Ipsos/Sopra Steria, devançant le Front national (25%) et le Parti socialiste (24%).

Une vague bleue. En réunissant 32,5% des voix, selon notre partenaire Ipsos/Sopra Steria, le parti de Nicolas Sarkozy devance largement le FN (25%) et le PS (24%). C'est "une défaite historique pour le PS", a immédiatement réagi le secrétaire général de l'UMP Laurent Wauquiez, qui voit dans ce résultat "l'échec personnel de Manuel Valls."

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Prenant la parole quelques minutes après l'annonce des résultats, le premier ministre a au contraire parlé d'un "score honorable pour la majorité", tout en se réjouissant que les Français aient voté "plus que prévu". Manuel Valls a également ajouté :

L'extrême droite n'est pas la première formation politique de France.

Pour le second tour, le premier ministre en a appelé "à tous les républicains" : "J'appelle chacun à adopter une position claire et faire voter pour le candidat républicain de gauche, ou de droite quand il fait face seul à l'extrême droite."

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Nicolas Sarkozy , de son côté, a refusé de donner de consigne de vote là où les candidats UMP-UDI sont éliminés. Il a aussi déclaré que l'UMP ne passerait "aucun local ou national avec les dirigeants" du Front national. Pour le président de l'UMP :

Dans un grand nombre de départements, les conditions d'un basculement massif en faveur de la droite républicaine et du centre sont réunies

Marine Le Pen satisfaite

Donné au coude-à-coude avec l'UMP dans plusieurs sondages, le Front national n'aura pas réussi son pari. Malgré tout, la présidente du parti, Marine Le Pen , est apparue souriante ce dimanche soir :

Sans implantation locale préalable, avec un seul sortant sur 4.000 élus départementaux, le FN réussit l'exploit de dépasser son score des européennes.

À ses yeux, ce résultat est "la plus belle des réponses au système" qui a alimenté de la "haine" contre le FN. Parlant de "défaite" pour le PS, Marine Le Pen a appelé Manuel Valls à démissionner : "Manuel Valls doit maintenant écouter le message des urnes et avoir la décence de remettre sa démission au président de la République."

"Pas de vague Bleu Marine", pour Juppé

Alain Juppé , maire de Bordeaux et candidat à la primaire UMP pour la présidentielle de 2017, a jugé pour sa part que le résultat du premier tour des départementales représentait un "désaveu de la majorité" et qu'il n'y avait "pas de vague Bleu Marine".

Il apparaît très clairement que la seule force d'alternance crédible aujourd'hui c'est précisément notre alliance, ce rassemblement de la droite et du centre.

Les Verts s'effondrent

Europe Ecologie-Les Verts (EELV), qui ne s'était allié au PS que dans 20% des cantons et s'était rapproché de l'extrême gauche, s'effondre et ne dépasse par les 2%.

La secrétaire nationale d'EELV, Emmanuelle Cosse, a appelé dimanche soir "les écologistes à se rassembler autour des candidatures de gauche qui le voudront bien" : "Nous avons toujours été très clairs: d'une part faire barrage à l'extrême droite et à la droite et maintenir les politiques des départements qui aujourd'hui répondent à la question de la crise", a-t-elle déclaré.

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