Hémicycle du conseil départemental du Nord
Hémicycle du conseil départemental du Nord © MaxPPP/La Voix du Nord/Stéphane Mortagne

C'est aujourd'hui jeudi que les nouveaux conseils départementaux vont élire leur président. Combien de femmes seront-elles présidentes ce soir ?

Certes, les femmes représentent désormais la moitié des conseillers et ceci parce que la loi l'a imposé, mais elles seront très peu nombreuses - à priori trois, pas plus - à prendre la tête d'un exécutif départemental.

Sous la précédente mandature, cinq femmes présidaient des conseils généraux. Cinq femmes, sur les 14% seulement de conseillères générales. Avec aujourd'hui 50% de femmes élues, les présidentes seront-elles plus nombreuses ? Absolument pas.

Certes, les exécutifs seront paritaires, c'est-à-dire qu'il y aura autant d'hommes que de femmes vice-présidente. Mais pour le député UMP, Philippe Gosselin , il est normal que ces dames fassent leur classe :

Même pour un homme il faut avoir en tête le fonctionnement d’un conseil départemental ou général. On a rarement vu des hommes parachutés président ou vice-président immédiatement.

A Gauche, Olivier Falorni, député lui aussi, estime qu'avec les binômes, un grand pas a déjà été franchi. Or, la loi ne pouvait pas aller jusqu'à imposer autant d'hommes que de femmes présidentes d'un département.

Olivier Falorni :

Pour les hommes c’est aussi une révolution intellectuelle à faire qui n’est pas encore tout à fait ingérée mais je pense que dans 6 ans on aura plus de présidentes, c’est la marche logique de l’histoire.

En 1970, Elisabeth Baylet a été la première femme à diriger un Conseil général. Quarante-cinq ans plus, elles devraient être trois, dans les Bouches du Rhône, le Finistère et la Creuse.

Qui va présider ?

Si les jeux sont faits dans la très grande majorité des départements, l'incertitude demeure pour quelques assemblées où on saura seulement aujourd'hui qui va les présider avec parfois le FN dans un rôle d'arbitre.

Premier cas de figure : le département du Gard . 22 sièges pour la gauche, 20 pour la droite. Le FN en a 4 et peut donc apporter sur un plateau la présidence à l'UMP. Sauf que le patron de l'UMP dans ce département est résolument opposé à des alliances avec le FN. La gauche devrait donc garder le Gard avec une très courte majorité.

Dans l'Aisne, le prochain président du département sera très probablement centriste. La droite arrivée tout juste en tête dimanche dernier a proposé Nicolas Fricoteaux comme candidat. Parmi ses qualités celle de pouvoir gouverner avec la gauche. Le FN avec ses 8 sièges devrait se retrouver de nouveau en position de spectateur. Enfin dans le Vaucluse , situation plus complexe Les 10 élus d'extrême-droite, 6 du FN et 4 de la Ligue du Sud, pourraient décider de la majorité puisque on compte 12 voix à gauche et 12 à droite.

La situation dans le Vauclus avec Chloë Cambreling

Le Front National a posé ses conditions mais on voit mal la droite céder aux sirènes frontistes d'autant plus qu'en cas d'égalité c'est le doyen qui sera élu président au 3ème tour. Son nom Maurice Chabbert conseiller départemental UMP.

Le troisième tour des départementales
Le troisième tour des départementales © Radio France
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.