Depuis cet été, les proches de Jean-Luc Mélenchon prennent le large. Après l'économiste socialiste insoumis Liem Hoang Ngoc, qui se voyait l'homme du plan B, l'enseignant François Coq, tenant d'un populisme pur pas soluble dans la gauche, c'est au tour du pro-russe Djordje Kuzmanovic, ambigu sur l'accueil des migrants.

Affiche de "La France Insoumise" à Paris
Affiche de "La France Insoumise" à Paris © Radio France / Olivier Bénis

Djordje Kuzmanovic était depuis cet été un gros caillou dans la chaussure de Jean-Luc Melenchon. Son soutien aux déclarations de la député allemande de Die Linke Sahra Wagenknecht, parlant de l’accueil des migrants comme d’un dumping social pour les ouvriers de son pays, a fait pas mal de remous en interne. Quand ce proche du leader de la France Insoumise en rajoute en parlant de "discours de salubrité publique", en ironisant sur la bonne conscience de gauche, des gens comme Clémentine Autain s’étranglent. 

Et de fait, à bien regarder, les départs de ces derniers mois peuvent aussi se lire comme une inflexion politique de la France insoumise

En rompant cet été, l'économiste socialiste insoumis Liem Hoang Ngoc dénonçait l'abandon du plan B, alors que le mouvement a mis peu à peu la sortie des traités européens sous le boisseau. 

Main tendue vers la gauche sociale-démocrate

François Coq, enseignant, co-fondateur du parti de gauche, n'a pas supporté lui que Jean-Luc Mélenchon se mette à réemployer le terme de "gauche", là où il ne parlait pendant la présidentielle que de "peuple". 

En réalité depuis cet été, et en vue des européennes, la France insoumise sait qu'elle doit reparler à cette gauche sociale démocrate orpheline, qui se compose des déçus du Parti socialiste et de ceux qui ne sont pas convaincus non plus par Benoît Hamon. 

D'une certaine manière, la France insoumise élague sa radicalité, coupe avec ce qu'elle considère aujourd'hui comme des branches mortes.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.