[scald=82867:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Dans le sillage de Rachida Dati, six élues UMP jugent la parité bafouée pour les élections législatives à Paris et menacent de lancer des candidatures dissidentes.

Sur 18 circonscriptions que compte la capitale, seules 5 sont attribuées à des femmes, dont la plupart se trouvent dans l'est parisien, acquis à la gauche.

La maire UMP du XVIIe Brigitte Kuster, écartée de la 4e circonscription au profit de Bernard Debré et priée d'aller dans la 3e voisine, a sonné vendredi la charge, affirmant qu'elle se présenterait en "candidate libre".

"A l'UMP, le féminin de député, c'est suppléante", a-t-elle déploré sur France Info, soulignant que "l'UMP paye quatre millions d'euros par an pour non respect de la loi sur la parité". "C'est une évidence que le Parti socialiste fait mieux pour la parité."

La veille, Géraldine Poirault-Gauvin, élue du XVe arrondissement, avait annoncé "six candidatures représailles" dans des circonscriptions de Paris acquises à la droite.

Le deuxième texte de loi sur la parité adopté en 2000 stipule que, pour les législatives, les partis doivent présenter un nombre sensiblement égal d'hommes et de femmes, avec un écart maximal de 2%, sous peine de sanction financière.

Rien est encore définitif dans la capitale car le Conseil national de l'UMP n'entérinera les candidatures que le 28 janvier.

L'ancienne ministre de la Justice Rachida Dati, également écartée à Paris au profit de François Fillon, ne cesse de dénoncer la "candidature de pantouflage" du Premier ministre.

"Je considère qu'elle nuit à la campagne de Nicolas Sarkozy, qui a besoin d'unité, de sérénité", a-t-elle dit vendredi sur RTL, se plaignant que François Fillon ne l'ait "jamais appelée".

Rachida Dati a affirmé qu'elle serait candidate pour représenter "tous ceux qui ne sont pas des héritiers de la politique ou ne bénéficient pas d'un système de cooptation politique", sans préciser où.

Elle n'est pour l'instant investie dans aucune circonscription pour les législatives et son cas n'est pas encore tranché.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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