Une "cérémonie d'obsèques officielles" aura lieu mercredi aux Invalides en présence du chef de l'État Emmanuel Macron. Les féministes demandent à ce qu'elle soit au Panthéon.

Simone Veil en octobre 2007
Simone Veil en octobre 2007 © AFP / FRANCK FIFE

Le jour de la cérémonie, les drapeaux européens seront mis en berne tandis que les drapeaux français seront parés d'un crêpe noir.

Le chef de l'Etat avait exprimé ses "très vives condoléances" et souligné que "la France perd une de ses plus éminentes figures".

"Marquée par la douleur ineffaçable de la déportation, à laquelle elle survécut, mais où elle perdit ses parents et son frère, elle consacra sa vie aux plus nobles causes de la République", a-t-il ajouté,rappelant son combat pour les femmes "quand elle porta avec un courage inlassable la loi sur l'interruption volontaire de grossesse, qui mit un terme à tant de situations inhumaines".

Les féministes réclament le Panthéon

Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées vendredi soir place de la République à Paris en hommage à Simone Veil.

De nombreuses associations féministes ont participé à ce rassemblement. Le collectif Georgette Sand avait appelé sur Facebook à venir rendre hommage à cette "grande dame", "figure emblématique de la défense des droits des femmes", qui "mérite sa place au Panthéon".

"Simone Veil, pour sa vie et son parcours de survivante de la Shoah, d'avocate pour les Droits des femmes et d'Européenne, mérite le Panthéon", estiment également les soutiens d'une pétition lancée par Politiqu'elles sur change.org et qui avait recueilli 5.000 signatures en début de soirée.

Parmi les participants de tous âges venus rendre hommage à Simone Veil, certains avaient déposé au pied de la statue de la République des roses, d'autres des cintres, symboles des avortements clandestins.

Nombre d'associations féministes, comme le Planning familial ou la Clef (coordination française pour le lobby européen des femmes) ont rappelé dans la journée que "face aux risques de régressions actuelles en Europe", le combat pour le droit à l'IVG "est toujours d'actualité".

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