Christiane Taubira
Christiane Taubira © REUTERS/Philippe Wojazer

Manuel Valls et Christiane Taubira, s'embrassaient et riaient ostensiblement hier, avant que ne démarre le séminaire gouvernemental. Ils devaient faire oublier leur opposition sur la réforme pénale. Un texte présenté le mois prochain en conseil des ministres et que Manuel Valls a vivement critiqué.

L'hebdomadaire Le Point s'est procuré l'avant projet de loi. Il s’agit d’une première mouture de cette réforme pénale, on ne connait pas encore les derniers arbitrages rendus par François Hollande, mais dans cette version, le texte confirme la volonté d'instaurer des peines de prison en tout dernier recours.

Ce projet de loi revient sur les principaux durcissements de l'ère Sarkozy : la prison devra être le dernier recours. Et la libération conditionnelle, un automatisme.

La sortie de prison aux 2/3 de la peine pourrait devenir la règle, dans certains cas.

Les explications de Nathalie Hernandez

Christiane Taubira devra convaincre au plus haut niveau car ni les policiers, ni visiblement Manuel Valls, ne veulent de cette réforme qui semble trop "laxiste" à leurs yeux.

Le ministre de l'Intérieur ne pourra pas accepter ce message aux délinquants

Pour Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat de police Synergie Officiers, ce texte est carrément une incitation à commettre plus de méfaits, un message d'impunité adressé aux multirécidivistes

Patrice Ribeiro du syndicat de police Synergie Officiers, avec Nathalie Hernandez

Chaque situation sera examinée individuellement par un magistrat

Aucun laxisme, en revanche, pour Virginie Bianchi. Cette avocate, ancienne sous-directrice de la prison de Clairvaux, salue un changement de philosophie important

Virginie Bianchi avec Nathalie Hernandez

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