Le président de la République s’apprête à adresser ses vœux aux Français dans le contexte très dégradé de la contestation contre la réforme des retraites. Une allocution très attendue, d’autant qu'Emmanuel Macron ne s’est plus exprimé depuis 10 jours sur le sujet et que le pays vit toujours au rythme des grèves.

Comme en 2018, à nouveau cette année, le président va présenter des vœux aux Français dans un contexte très dégradé
Comme en 2018, à nouveau cette année, le président va présenter des vœux aux Français dans un contexte très dégradé © AFP / Michel Euler / POOL /

Une intervention courte, autour de 15 minutes, où le Président de la  République devrait tracer un cap sur la réforme des retraites à venir. Pour l’heure, c’est à peu près tout ce que l’on sait de l’intervention d’Emmanuel Macron. 

Le chef de l’État ne s’est plus exprimé depuis son allocution d’Abidjan le 20 décembre où il avait justifié le maintien du régime spécial de retraites des militaires par ces mots :

Quand on est militaire on ne touche pas la retraite, on a une pension. C'est différent.

Depuis, plus de parole présidentielle, Emmanuel Macron aurait beaucoup consulté, avant de se retirer au Fort de Brégançon où il a travaillé le discours qu’il livrera mardi soir. 

Il n’a pas pu lui échapper qu’au foyer de  la contestation à gauche, un nouveau feu a été attisé par la droite qui voit dans les accords conclus avec une dizaine de corporations, un recul sur la fin des régimes spéciaux. 

Cela ébranle une partie de sa majorité qui s’est engagée pour défendre un système de retraite universel. Les marcheurs de l’aile dite sociale ont poussé leur avantage pendant les fêtes en relayant qu’un âge pivot glissant, qui ne serait pas le même pour toutes les professions, serait à l’étude. 

L'âge d'équilibre le sera-t-il toujours ? 

C’est sans doute l’une des annonces que pourrait faire le président de la République : remiser cette proposition du Premier Ministre, un âge d’équilibre à 64 ans. 

Ne pas en faire un totem, rallier ainsi à la réforme les syndicats réformistes, la  CFDT en tête. Isoler la CGT et les partis de gauche en les faisant apparaître comme des jusque-boutistes, hostiles à toute réforme. 

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.