manuel valls ne tient pas rigueur à christiane taubira de son soutien aux “frondeurs”
manuel valls ne tient pas rigueur à christiane taubira de son soutien aux “frondeurs” © reuters

Le Premier ministre a défendu le projet voté à l'Assemblée, contre le nouveau projet des sénateurs qui prévoyait 15 régions, contre 22 aujourd'hui. Manuel Valls estime que ce projet est le plus clair, tout en permettant un changement radical.

À quoi ressemblera l'Hexagone à la fin de la réforme territoriale ? Difficile à dire tant ses frontières intérieures ont évolué ces dernières semaines d'une assemblée à l'autre. La commission spéciale du Sénat chargée d'étudier le projet (retoqué une première fois par la haute assemblée) militait pour une carte à 15 régions. Mais Manuel Valls, venu en personne devant les sénateurs, a plaidé pour le projet déjà voté par les députés, à 13 régions.

Nous avons besoin de clarté et à mon sens, la carte votée à l'Assemblée nationale a ce mérite.

La France est une et indivisible mais la vision d'une France uniforme avec des territoires identiques est dépassée. Un territoire rural, par exemple, ne fait face ni aux mêmes réalités ni aux mêmes défis qu'une métropole. C'est pourquoi je me suis engagé auprès des élus de montagne, des élus des territoires ruraux, à adapter la réforme territoriale aux spécificités de leur territoire.

Je vous laisse en débattre. Mais 12 régions hexagonales [sans compter la Corse, NDLR] , quel changement !

Les différences entre les deux projets tient surtout à un cas bien particulier, celui de l'Alsace. Les sénateurs veulent conserver une région Alsace indépendante, tandis que Manuel Valls et les députés espèrent la voir rejoindre une région Grand Est plus vaste.

► ► ► ALLER PLUS LOIN | Manuel Valls défend la nouvelle carte des régions

La carte des régions et ses versions successives
La carte des régions et ses versions successives © IDÉ

L'objectif premier pour le Premier ministre, c'est "de renforcer tous les territoires, mais tout en veillant à ce que les territoires fragilisés ne soient ni abandonnés à leur sort, ni privés de chances de développement. Les régions, moins nombreuses, pourraient du coup profiter de "nouveaux transferts de compétence en matière de développement économique et d'accompagnement vers l'emploi".

► ► ► SUR LE WEB | L'intervention de Manuel Valls devant les sénateurs sur son compte Twitter

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