Marine Le Pen en 2012, au premier tour de l'élection présidentielle
Marine Le Pen en 2012, au premier tour de l'élection présidentielle © Reuters / Pascal Rossignol

"Nous sommes prêts pour la bataille des municipales", a promis Marine Le Pen lors d'une convention à Paris. Objectif : motiver les troupes, et réclamer, une nouvelle fois "un retour aux urnes". Pas pour élire des maires, mais des députés.

La présidente du Front national a parlé pendant près de quarante minutes. Un discours fleuve qui n'a pas fatigué ses militants, loin de là. Face à 1.500 personnes réunies pour deux jours de formation (à huis-clos, eux) des futures têtes de liste pour 2014.

Motiver les troupes, et trouver les grands axes des politiques qui pourraient être menées si d'aventure le FN "prenait" des communes l'année prochaine, lors des municipales. Marine Le Pen espère que son parti obtiendra "des maires, des adjoints et des centaines, des milliers de conseillers municipaux".

Parmi les mesures évoquées, une "tolérance zéro municipale", assurée par une "police municipale renforcée". "Une baisse des impôts locaux", mais aussi la fin des "dérives des intercommunalités" et du "subventionnement du communautarisme et des associations communautaristes".

Les municipales, et (surtout) après ?

Pour Marine Le Pen, ces élections locales (et les européennes qui suivront) sont un possible tremplin pour faire du FN "le premier parti de France", comme elle aime à le nommer depuis plusieurs semaines. "Enraciner" des élus dans les "villes, les bourgs et les villages de France" pour passer à la deuxième phase, celle du combat national.

Dans son discours de clôture, elle s'en prend aussi indirectement à François Hollande. En lui demandant à nouveau de dissoudre l'Assemblée.

La présidente du FN veut de nouvelles élections législatives et espère en bénéficier (propos recueillis par Karine Bécard).

En 2012, la candidate du FN était arrivée troisième lors de la présidentielle. Elle se présente aujourd'hui comme "la véritable alternance, celle qui viendra, au niveau national, et qui se fera parce que nous serons bientôt massivement ancrés partout dans nos communes, nos régions et nos départements"..

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