[scald=103157:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Dominique de Villepin mène la dernière des batailles pour réunir les 500 parrainages nécessaires à sa candidature présidentielle d'ici vendredi, jour fatidique que l'entourage de l'ancien Premier ministre appréhende, même si l'espoir demeure.

"Le ralliement ne fait pas plus partie de mon programme aujourd'hui qu'hier. La bataille des parrainages continue", a prévenu dimanche le candidat de République solidaire, alors que Le Parisien-Aujourd'hui en France se faisait l'écho d'un possible rapprochement avec Nicolas Sarkozy, son ex-rival.

Le candidat centriste François Bayrou, qui avait publiquement tendu la main à Dominique de Villepin, s'est attiré la même rebuffade jeudi dernier.

L'ancien Premier ministre, qui vient de publier un essai programmatique intitulé "Seul le devoir nous rendra libres", n'a pas prévu de déplacement cette semaine pour se concentrer sur la recherche des parrainages, a-t-on dit lundi dans son entourage.

"Maires de France, aidez-moi", clamait le 8 mai dernier sur son blog Dominique de Villepin, dont le retrait de la course pourrait constituer une bonne nouvelle pour Nicolas Sarkozy.

Le candidat putatif, qui est crédité d'environ 1% des intentions de vote dans les sondages, faisait état vendredi dernier de 450 promesses de parrainage, mais le président de République solidaire, Jean-Pierre Grand, est circonspect.

"Les parrainages, ce n'est pas une science exacte", a-t-il dit lundi à Reuters. "Il y a des maires qui ont signé et qui se désistent. J'avais 34 promesses dans mon département, mais quatre ne veulent plus les honorer", a précisé le député.

DES PRESSIONS ?

"Si Dominique de Villepin n'obtient pas ses 500 signatures, ça veut dire que les partis ont tout verrouillé", a-t-il poursuivi, évoquant des "pressions".

"J'ai toujours espoir dans la démocratie et la République", a-t-il ajouté. "Chacun fait ce qu'il peut dans son coin."

Le ton est grave, comme chez d'autres membres de l'entourage de Dominique de Villepin, où l'on concède avec défaitisme que "ce n'est pas ça".

Quant à savoir ce que décidera le zélateur de Napoléon - "aussi grand dans la chute que dans la gloire" - si les 500 parrainages lui font défaut, il y a un pas que ses proches refusent encore de franchir.

Les candidats à l'élection présidentielle ont jusqu'à vendredi 18h00 pour soumettre leurs parrainages au Conseil constitutionnel et d'autres candidats, dont la présidente du Front national Marine Le Pen, disent éprouver des difficultés.

Les candidats doivent recueillir au moins 500 parrainages qui doivent émaner d'élus d'au moins 30 départements ou collectivités d'Outre-mer différents sans dépasser un dixième, soit 50, pour un même département ou une même collectivité.

Environ 42.000 élus peuvent accorder leur parrainage.

Après vérification, le Conseil constitutionnel présentera vers le 20 mars la liste officielle des candidats à l'élection présidentielle qui sera publiée au Journal officiel.

Le Conseil constitutionnel a rejeté le 22 février une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) de Marine le Pen en faveur de l'anonymat des parrainages.

Sophie Louet, avec Emile Picy, édité par Yves Clarisse

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