[scald=82109:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Louis Dreyfus Armateurs (LDA) a confirmé mercredi son intention de relancer une activité transmanche sur la ligne autrefois assurée par SeaFrance, sans reprendre ses bateaux mais en employant 300 ex-salariés de la compagnie de ferries.

Philippe-Louis Dreyfus, le président du groupe, a indiqué sur RTL que son projet était "de relancer une activité sur la ligne entre Calais et Douvres avec des navires qui seront les nôtres dans un premier temps en tout état de cause et le recrutement de 300 personnes".

Il a précisé qu'il reprendrait les marins de la filiale de la SNCF qui lui enverraient leurs candidatures, "en fonction de leurs compétences et de leurs qualités spécifiques".

"Les marins (et le personnel non navigant) seront français bien évidemment (...), sur des navires français, et les conditions de travail que nous proposons seront celles qui sont dans le groupe Louis Dreyfus depuis toujours", a-t-il ajouté.

"Cette ligne est un maillon essentiel du transmanche, c'est pour ça que nous nous y intéressons", a-t-il souligné, estimant qu'elle pouvait être rentable. "C'est un projet industriel, ce n'est pas de la gesticulation politique ou médiatique".

Le président de LDA a dit ne pas avoir "compris" les raisons qui avaient poussé Eurotunnel à s'intéresser à l'activité autrefois assurée par SeaFrance, placée en liquidation lundi.

Eurotunnel a annoncé vouloir soutenir le projet de reprise de SeaFrance par ses salariés en prenant des parts dans une société ouvrière et coopérative (Scop) qui rachèterait ses navires, une option qui ne tient plus la corde.

Philippe-Louis Dreyfus a ajouté qu'il poursuivrait le patron d'Eurotunnel Jacques Gounon en diffamation.

"Je ne lui laisse pas le choix de nous insulter comme il l'a fait dans la presse récemment (...) en disant que nous ne respections pas nos engagements, c'est un mensonge total", a-t-il dit.

La SNCF a annoncé qu'elle proposerait 500 emplois aux salariés de sa filiale maritime SeaFrance, ce qui pourrait compléter l'offre de LDA.

Au total, 819 salariés sur 872 doivent reclassés, car 53 doivent retourner d'office à la SNCF dont ils étaient issus, d'après le ministère des Transports.

Chine Labbé, édité par Yves Clarisse

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