"Abracadabrantesque", "Je décide et il exécute", "This is a provocation" : retour en dix vidéos sur des moments qui ont construit la célèbre répartie de l'ancien Président.

Jacques Chirac en septembre 2000 sur France 3
Jacques Chirac en septembre 2000 sur France 3 © France Télévisions

1971 : Le "jeune loup" face au vieux briscard

Dans l'émission "À armes égales"', le jeune Jacques Chirac fait face au secrétaire général adjoint du PCF, Georges Marchais, lui aussi en pleine ascension au sein de son parti. Un débat houleux où le leader de gauche apparaît plus à l'aise que son adversaire.

1976 : "Un homme politique, ça ne démissionne pas"

En plein débat télévisé, celui qui est encore Premier ministre de Valéry Giscard d'Estaing est interrogé sur un possible départ. Il donne le change, mais finira par annoncer la démission de son gouvernement deux mois plus tard.

1988 : "Je ne suis pas le Premier ministre"

Face à François Mitterrand lors du débat du second tour de la présidentielle, celui qui était alors le Premier ministre tente de faire oublier ce lien de subordination. Peine perdue : son adversaire renverse toute la rhétorique en une phrase assassine.

1991 : Le dérapage sur le "bruit et l'odeur"

Lors d'un dîner-débat à Orléans, devant 1.300 militants du RPR, le président du RPR et maire de Paris part dans une envolée sur l'immigration qui, des décennies plus tard, est régulièrement dénoncée comme (au mieux) une bourde, (au pire) une très gênante saillie raciste.

1995 : "Mangez des pommes"

Cette phrase, Jacques Chirac ne l'a jamais prononcée telle quelle : elle vient de son personnage des Guignols sur Canal+, inspirée par une interview où il évoquait un pommier appartenant à l'un de ses proches. Tout le génie du futur président (et de son entourage) a été de surfer sur la popularité de cette petite blague pour en faire un quasi-argument de campagne.

1996 : "This is provocation"

En visite en Israël, le président veut agir comme il le fait habituellement : au contact de la population. Cela ne plaît pas au très consciencieux service de sécurité israélien, qui provoque la colère de Jacques Chirac.

1998 : "C'est la population irakienne qui souffre"

Sur la scène internationale, Jacques Chirac sera surtout retenu pour son opposition à l'intervention anglo-américaine en Irak. Quelques heures après les premières frappes, le président français réagit, face aux caméras.

2000 : "Abracadabrantesque"

En pleine affaire du financement occulte du RPR, Jacques Chirac réagit et évoque une histoire "abracadabrantesque" et "mensongère". Il affirmera pas la suite que cette histoire finirait par faire "pschitt".

2002 : "Je ne peux pas accepter la banalisation de l'intolérance et de la haine"

Le 21 avril 2002, Jacques Chirac découvre son adversaire au second tour de la présidentielle : Jean-Marie Le Pen. Il décide alors de ne pas débattre avec le candidat du Front national, et se présente alors comme le candidat du fameux "front républicain" contre le FN.

2004 : "Je décide, et il exécute"

Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Économie et des Finances, ne cache pas ses ambitions à plus long terme. Jacques Chirac, qui cache mal son antipathie pour ce jeune loup ambitieux, le recadre alors par interview interposée.

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